Accord trouvé entre Bouygues et l'Etat sur le prix d'Alstom

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Hollande suspend toute alliance entre Alstom et GE à un accord sur le prix de de cession des actions détenues par Bouygues
Hollande suspend toute alliance entre Alstom et GE à un accord sur le prix de de cession des actions détenues par Bouygues (Crédits : reuters.com)
Un accord est finalement trouvé sur le prix des actions Alstom que l'Etat va acheter à Bouygues. Le conseil d'administration d'Alstom devra se prononcer avant lundi sur l'offre de GE

Même si des questions restent pendantes, la principale source de blocage a été levée ce samedi: l'Etat et Bouygues se sont mis d'accord sur le prix de vente des deux tiers de la participation du spécialiste du BTP dans Alstom (soit 20% du capital de l'énergéticien). Les modalités de cet accord ne sont pas encore connues.

François Hollande avait prévenu ce samedi midi: sans entrée de l'Etat au capital d'Alstom, et donc sans accord avec Bouygues, l'alliance projetée avec General Electric n'aurait pas lieu. Ce préalable étant levé, reste une question principale: Alstom va-t-il accepter les conditions de l'État pour s'allier avec l'américain General Electric?

Qui va trancher et quand?

C'est le conseil d'administration d'Alstom qui doit trancher et dire s'il accepte ou non de rentrer en négociations exclusives avec General Electric (GE). Et le temps presse car l'offre de l'américain expire lundi et son patron Jeff Immelt a déjà prévenu que la date "resterait intacte". Comprendre: il ne prolongera pas son offre.

Le gouvernement français a annoncé vendredi soir préférer l'offre de l'américain GE, à celle déposée par le tandem germano-nippon Siemens/Mitsubishi Heavy Industries et son intention d'entrer au capital d'Alstom à hauteur de 20% afin d'exercer sa "vigilance patriotique", selon les mots du ministre de l'Économie Arnaud Montebourg.

 

Nouvelle réunion du Conseil d'administration d'Alstom

Le Conseil d'administration d'Alstom s'est réuni une première fois vendredi soir, pour étudier ces nouvelles conditions. Mais il s'agissait surtout d'une réunion technique. Les administrateurs vont donc à nouveau se réunir, "vraisemblablement ce samedi ou demain" et donner leur décision finale avant l'ouverture de la Bourse de Paris, lundi à 9H00, où est cotée l'action Alstom.

Un communiqué doit être diffusé dans la journée samedi, a par ailleurs indiqué à l'AFP une source proche, sans préciser si ce dernier serait décisif ou pas.

De son côté, François Hollande a dit compter sur "des avancées d'ici la fin de journée"

Quel prix pour la participation de Bouygues dans Alstom?

L'État et Bouygues avaient eux aussi jusqu'à lundi 9H00 pour s'entendre sur les modalités de rachat des 20% du capital d'Alstom que détient Bouygues.

Et les discussions ne semblaient pas bien enclenchées samedi matin. Mais un accord a été trouvé dans l'après midi, dont les modalités ne sont pas encore connues.

D'un côté Bouygues cherchait à vendre la totalité de sa participation (29,4%), qu'il valorise dans ses comptes 3,07 milliards d'euros, après avoir dû passer une dépréciation de 1,4 milliard d'euros en 2013. Le groupe a payé sa participation relativement cher, selon des analystes. Au plus fort, l'action valait 55 euros en 2010. Contre 28, vendredi à la clôture. Et surtout, il a besoin d'argent, notamment pour relancer Bouygues Telecom. Une source au fait des discussions a indiqué que Bouygues chercherait à vendre sa participation à 35 euros par titre.

1,7 milliard d'euros au prix du marché

De l'autre côté, l'État ne pouvait pas de son côté paraître dispendieux et devait montrer qu'il avait tout fait pour négocier au plus serré avec Bouygues. Il proposait de racheter les actions au prix du marché. Soit un montant de 1,7 milliards d'euros.

Face à des discussions qui s'annonçaient difficiles vendredi, une source proche du dossier se voulait rassurante et "n'imaginait pas une seconde que chacun ne prennent pas ses responsabilités face à cette alliance".

Et François Hollande avait prévenu samedi : "S'il n'y avait pas ces avancées, s'il n'y avait pas cette vente à un prix qui pour le gouvernement soit acceptable alors il y aurait nécessairement à revenir sur l'alliance telle qu'elle vient d'être annoncée" avec l'américain General Electric.

L'anti Florange ?

Dés vendredi, le gouvernement faisait de l'auto-satisfaction dans la gestion de ce dossier.

"Alstom aujourd'hui serait sans conditions dans les mains de General Electric depuis des mois si nous n'étions pas intervenus", se félicitait le Premier ministre Manuel Valls. "Fluidité dans la méthode et résultats, cohérence gouvernementale : l'État a été très professionnel. Ça a été dur mais ça a été une très bonne négociation", assurait même vendredi soir un proche du président de la République.

Ce dossier est présenté comme "l'Anti Florange". Alors ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg avait alors proposé que l'État nationalise le site d'Arcelor-Mittal à Florange, idée que le Premier ministre de l'époque, Jean-Marc Ayrault, avait sèchement balayée.

Cette fois, le ministre, qui a combattu le premier projet d'alliance entre Alstom et GE, soutient avec l'appui du gouvernement et de l'Elysée, la nouvelle offre, améliorée. L'issue des négociations avec Bouygues reste maintenant déterminante pour le gouvernement, qui, coincé entre la crise des intermittents et la grève à la SNCF, aurait bien besoin d'une sortie par le haut.

La Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale vient par ailleurs d'ajouter à son programme l'audition d'Arnaud Montebourg mardi en fin d'après-midi sur "l'avenir d'Alstom".

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Commentaires
a écrit le 23/06/2014 à 14:28 :
on sait ce qui se passe quand l'état intervient... de plus cela correspond encore une fois à de la dépense publique avec de l’argent qui n’existe pas. Encore de la dette supplémentaire dans un pays qui est déjà en faillite!
a écrit le 22/06/2014 à 9:54 :
Que l'état fasse un référendum pour savoir si les français valident ce genre d'interventionnisme.
Il ferait mieux de lancer un plan de redressement de la dette abyssale (2.000 milliard) ou commencer a relancer l'économie avec un plan au lieu de faire des coups médiatiques
a écrit le 22/06/2014 à 9:49 :
Les journalistes sont au service de l'été. Regardez les journaux des pays étrangers et vous trouverez de l'information. En France c'est la propagande distillée issue de l'automobile club !!
a écrit le 22/06/2014 à 9:46 :
Enfin le gouvernement fait de la bonne politique industrielle ! en intervenant à bon escient
a écrit le 22/06/2014 à 8:58 :
Que fait la régulation des marchés quand c'est l'état qui magouille ??

Il va falloir attendre encore 5 ou 10 ans de procès pour avoir une réponse ......
a écrit le 22/06/2014 à 8:01 :
cette affaire est devenue un enjeu politique, le côté industriel et financier ne sera connus que dans quelques années. Par contre nous pouvons regretter pour l'Europe mais existe-t-elle que cette affaire n'était pas été discutée entre la Chancelière, la commission européenne et Siemens pour mettre en place un géant de l'Union face aux US et bientôt la Chine.
a écrit le 22/06/2014 à 6:53 :
La France n'a plus d'argent, où le gouvernement ira chercher celui qui est nécessaire pour surpayer les actions ? On sait aujourd’hui que la règle des 3% sera loin d'être tenu, quelle est l'ampleur du mensonge ?
a écrit le 22/06/2014 à 6:23 :
Le présidente Hollande encore un fois fait sur les ordres des américains. Aucune vision d'avenir d'une industrie européenne forte, aucune vision d'avenir pour la France.
Quand on est nul on reste nul.
a écrit le 21/06/2014 à 21:21 :
Sauver la face, à tout prix..entre 28 et 35 euros par action donc..a ce prix, je n'achète pas. On va attendre un retour sous 25..de vrais guignols qui veulent spéculer..
Réponse de le 21/06/2014 à 21:30 :
Pour Peugeot, les 14 pour cent de l'Etat ont pris le double soit près d'un milliard, qui est le guignol !!!
Réponse de le 22/06/2014 à 8:16 :
Peugeot, perte 2012 5 milliards, perte 2013 2.3 milliards.. On verra bien..
a écrit le 21/06/2014 à 20:32 :
1998 coupe du monde creation arcelor suppression 12000 emplois europe, idem 1014
Réponse de le 21/06/2014 à 20:40 :
2007 arcelor devient arcelor mittal 23000 postes supprimes en europe, la fusion de ce jour combien d'emploi
en moins?
a écrit le 21/06/2014 à 20:09 :
Dirigeants de droite ou de gauche .... c'est la mafia !!!!!!!!!!!!!!!! et Marine idem !
a écrit le 21/06/2014 à 20:04 :
le monde politique (droite et gauche) va payer très cher le copinage entre "amis" .... ! vous me direz dans le cochon tout est bon... aux frais des citoyens !!!!!!!!!!!!!
a écrit le 21/06/2014 à 19:54 :
c'est zarbi c'est accord pour sauver bouygues... magouilles entres amis ???
a écrit le 21/06/2014 à 19:18 :
Commentaires affligeants, tout le monde est spécialiste et sait tout, quoi que fasse le gouvernement, ce sera mauvais... bravo !!!!
Réponse de le 21/06/2014 à 20:05 :
ben oui toujours mauvais car c'est la triste réalité, chômage, dette, déficit, reculades, couacs, coups de menton de valls sans conséquence, maîtresses d'hollande, etc.....
a écrit le 21/06/2014 à 19:08 :
Scénario d'anticipation:

- l'Agence de Participation de l'Etat achète la participation de Bouygue dans Alstom au dessus de sa valeur.
- une fois les 3 JV crées on procède au fil du temps à des restructurations ( économies d'échelles ) malgré les 1000 emplois créés.
- GE s'approprie la Technologie
- Au bout de 3 ans l'Etat cède sa participation avec une moins value
- Après des sacrifices demandés au personnel, on procède à des licenciement, certaines affaires sont cédées.
Point final la France reste tributaire de l'étranger


Envoyé de mon iPad
Réponse de le 21/06/2014 à 20:25 :
CQFD
a écrit le 21/06/2014 à 19:05 :
La France, Alstom, est sauvée par le gong socialo ; les membres du gouvernement n'étaient pas très sûrs, pour en persuader le peuple ; trois, cher payer, nous ont affirmé la chose, maître Montebourg nous en parle le premier, il avait dû prendre la place du 1er socialo Valls, qui nous fait des louanges de cette réussite, le gouvernement actionnaire avec les sous des contribuables, le chef qui est au ras des pâquerettes, pour remonter dans les sondages nous en parle en dernier, gagné par émotion, il avait du mal à exprimer, cet homme tentaculaire fait des efforts, nous allons moins payer d'impôts, il va se déplacer en Solex. voir sur Internet jacques goguy -- guillot flic etc
a écrit le 21/06/2014 à 18:22 :
NOUS VOILA ENCORVC LE COPNAGE BOUYGUES MONTEBOURG GOUVERNEMENT QUI VA ENcore trinquer le CONTRIBUABLE
a écrit le 21/06/2014 à 18:10 :
Le résultat on le savait déjà : Obama 1 x 0 Merkel. Hollande aura une entreprise américaine de plus en France et en tant que French-American young leader François Hollande doit se frotter les mains.
a écrit le 21/06/2014 à 17:01 :
L'état à chaque fois qu'il est intervenu dans des affaires privées a provoqué des catastrophes L'interventionnisme de ce gouvernement d'irresponsables va dévaloriser nos entreprises de plusieurs milliards d'euro car les marchés intégreront dorénavant le risque lié à l'état français comme ils le font en russie ... Au final, les entreprises françaises seront encore plus proies qu'elle ne l'étaient auparavant .
Je n'ai qu'un mot à dire : bravo les pyromanes .
a écrit le 21/06/2014 à 16:39 :
Notre "socialo" président est un grand amis des américains.
Sa "retraite" doit déjà être provisionnée !!!
En cadeau 1 scooter neuf et deux actrices peu farouches ...
Pauvre France !!!
a écrit le 21/06/2014 à 16:37 :
ET pourquoi les entreprises n'interviendraient elles pas dans la gestion de l'état ? Elles pourraient apprendre aux fonctionnaires et politiciens à gérer un budget et à résorber une dette ! cela serait utile pour tous les français et même les étrangers qui profitent du système français. ALLEZ Messieurs les entrepreneurs INTERVENEZ sur les décisions de l'état qui sont mauvaises pour la France et que bonnes pour deux ou trois politiciens ferreux et ignorants
Réponse de le 21/06/2014 à 20:38 :
Mais ça a déjà été fait ça.
1990 Christian Blanc arrive à la RATP.
2013 CA=4.3Milliards / benefs nets= 875 milions

Sauf qu'entre 1990 et aujourd'hui le trafic à doublé selon les modes (RER) et pris 30% sur d'autres (Bus) sans aucun renfort d'offre significatif (à peine 300 bus de plus en 20 ans)
a écrit le 21/06/2014 à 16:35 :
L'état va continuer à creuser la dette abyssale de la France en intervenant là ou personne ne le lui a demandé. Tout cela pour faire UN COUP. S'il n'y a pas de concurrence c'est que les impôts sont trop lourd, les législations trop contraignantes, les syndicats trop politisés, les politiciens trop ignorants de l'économie, bref nous sommes dans un pays pourris par les politiciens et les fonctionnaires qui bloquent l'économie et l'Europe est sur la meme voir.
a écrit le 21/06/2014 à 15:27 :
Dans une entreprise privéee ? cette action vaut au moins 30 euros.

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