LVMH répond négativement à l'invitation d'Hermès
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La réponse du groupe LVMH à la requête d'Hermès est claire. Le géant français du luxe détenu est entré dans le capital d'Hermès "pour le long terme" et n'a aucune intention de revendre sa participation comme le demandent les dirigeants du sellier, déclare jeudi Bernard Arnault dans une interview au Figaro.
Le PDG de LVMH réaffirme que sa prise de participation de 17,1% dans le capital d'Hermès, annoncée le 23 octobre, est "pacifique", ajoutant que son groupe ne réclame aucune représentation au conseil d'administration. Mercredi, les dirigeants d'Hermès ont demandé à LVMH, également lors d'une interview au Figaro, de se retirer du capital, considérant l'opération comme inamicale.
"Cette opération est pourtant tout à fait pacifique", répond Bernard Arnault. "Nous sommes entrés de façon régulière au capital d'une société cotée. Nous ne réclamons rien en matière de représentation au conseil de surveillance." Selon lui, "Ce qui est hostile, c'est plutôt d'exiger de nous, par voie de presse, de vendre nos actions! Nous sommes entrés au capital d'Hermès pour le long terme".
LVMH a respecté la réglementation dans le cadre de cette opération, souligne-t-il aussi, rappelant que le groupe de luxe était déjà dans le capital d'Hermès, pour un peu moins de 5%, depuis plusieurs années. Selon Bernard Arnault, c'est en raison de la hausse du cours du titre Hermès - qui aurait conduit à déclarer d'importantes plus-values dans les comptes de LVMH - que le groupe a décidé de transformer ses "equity swaps" en actions.
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"Je pense en outre que notre arrivée est probablement le meilleur moyen de préserver l'ancrage français et le caractère familial de cette entreprise", fait valoir le PDG de LVMH. Il réaffirme aussi que LVMH n'a aucune intention de vendre sa participation dans Moët-Hennessy.
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