Agriculture : les syndicats affichent leurs divergences
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pierrick Horel et Quentin Le Guillous des Jeunes Agriculteurs à Matignon, le lundi 13 janvier à Paris.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pierrick Horel et Quentin Le Guillous des Jeunes Agriculteurs à Matignon, le lundi 13 janvier à Paris.
Reuters
Au début de 2024, lors du pic des manifestations, les syndicats professionnels des agriculteurs avaient affiché une harmonie surprenante. Celle-ci leur avait permis d'accroître leur pression sur le gouvernement. Cette paix de façade avait globalement tenu les mois suivants, l'enjeu étant de concrétiser rapidement les promesses reçues, malgré quelques fissures, sur l'opportunité de fixer des « prix plancher » des matières premières, ou sur certains contenus du projet de loi d'orientation agricole, par exemple.
La dissolution de l'Assemblée nationale a rebattu les cartes. L'instabilité politique a mis en suspens les chantiers amorcés et a réveillé les divergences d'autrefois. Alors que le vote en ligne pour les élections aux Chambres d'agriculture s'ouvre mercredi 15 janvier, les désaccords, sur la stratégie comme sur le fond, sont de plus en plus clairement affichés.
Le lundi 13 janvier, le Premier ministre a reçu les différentes organisations du secteur. À cette occasion, elles ont clarifié leurs objectifs et calendriers. Les syndicats majoritaires, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, conscients de la nécessité que le nouveau gouvernement tienne au moins quelques mois pour que leurs victoires de l'hiver soient consacrées, ont tenté de moduler pression et patience.
Tout en évoquant « une course contre-la-montre pour apporter des solutions » aux agriculteurs en attente depuis des mois, le patron de la FNSEA, Arnaud Rousseau, n'a pour l'instant fixé qu'un « rendez-vous d'étape » au Premier ministre : le Salon de l'agriculture, qui aura lieu à partir du 22 février.
À lire également
Avant cette date, la FNSEA exige notamment que soit concrétisé tout ce qui peut l'être via la loi de finances (qui prévoit 450 millions d'euros de mesures favorables aux agriculteurs) ou par décret ou circulaire. Quant aux projets ou aux propositions de loi qui demandent inévitablement des délais plus longs pour être adoptés (notamment le projet de loi d'orientation agricole), la FNSEA se limite pour le moment à demander un calendrier clair. Les Jeunes Agriculteurs ont pour leur part même estimé que « la fin du premier trimestre sera un bon [moment] » pour évaluer les actions du gouvernement. Les deux syndicats ont salué un Premier ministre à l'écoute.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Eolien en mer : pourquoi il est peu probable que la totalité des 10 gigawatts de projets soit réellement développée
Défense : Enag, la PME quimpéroise portée par les besoins des Rafale et du France Libre
Longévité : la start-up Skinomix prépare sa machine de diagnostic sur l’âge réel de la peau
Virus Ebola : la biotech lyonnaise Fabentech sur la piste d’un traitement