Après une année 2024 marquée par une mobilisation inédite des agriculteurs, 2025 s'est a démarré avec la crainte d'une nouvelle explosion de leur colère. D'une part, les syndicats majoritaires, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, rappellent sans cesse maintenir leur pression sur le gouvernement pour que les promesses formulées l'année dernière soient tenues. D'autre part, la Coordination rurale (CR), second syndicat classé à droite, hausse encore plus le ton, en menaçant - sans encore grandes conséquences - de bloquer Rungis ou même Paris.
Alors que les élections professionnelles agricoles, prévues du 15 au 31 janvier, s'approchent, la Confédération paysanne est restée jusqu'à présent plus discrète. Elle n'en espère pas moins « créer la surprise » : « Le duel annoncée entre la CR et la FNSEA n'aura pas lieu », présage sa porte-parole, Laurence Marandola.
Lors des dernières élections, en 2019, le troisième syndicat, classé à gauche, n'a pourtant remporté qu'un seul scrutin sur 101, à Mayotte. Il pense néanmoins pouvoir « gagner en 2025 une dizaine de chambres (...) l'Ardèche, l'Ariège, la Guyane, la Loire-Atlantique, la Réunion », ainsi que d'autres gardées stratégiquement secrètes et, plus tard, encore Mayotte (où le vote a été reporté à cause du cyclone Chido). La Confédération paysanne espère aussi augmenter sa représentativité dans l'ensemble des départements. Elle précise d'ailleurs avoir présenté des listes « partout ».