La mode circulaire, tendance à contre-courant
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Mode, habillement, vêtements
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Mode, habillement, vêtements
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[Article initialement publié le 2 mars 2019]
Le vent a brusquement tourné en 2013, lorsque à l'ouest de Dacca, au Bangladesh, le Rana Plaza, un immeuble abritant des ateliers de confection textile pour plusieurs marques internationales, s'est soudainement effondré. Depuis cette tragédie, qui a causé la mort de 1127 personnes, le regard des consommateurs occidentaux sur la mode n'est plus le même : la « fashion addiction » a commencé à se fissurer, au profit des critiques contre la « fast fashion ». Études, articles de presse, statistiques ont fait émerger les revers bien peu glamour des tendances qui se suivent mais ne se ressemblent pas.
Entre 2000 et 2014, sa production a doublé, en dépassant les 100 milliards de vêtements vendus dans le monde - dont 2,5 milliards en France -, et devrait encore croître de 63% dans les dix prochaines années. Elle consomme 4% de l'eau potable de la planète. Sans compter les conditions indécentes de nombreux travailleurs du textile, révélées justement par le drame du Rana Plaza...
Alors que, du 25 février au 5 mars, se tient à Paris la Fashion Week, une « mode circulaire », visant à optimiser l'utilisation de ressources et à réduire le gâchis de matières textiles, se développe ainsi doucement dans le sillon d'une mode plus éthique (voir l'encadré). Selon la fondation Ellen MacArthur, si elle concernait l'ensemble de l'industrie, elle éviterait de gaspiller 560 milliards de dollars : 460 en raison de la sous-utilisation des vêtements et 100 à cause de l'incinération et de l'enfouissement d'habits encore en état d'utilisation.
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