Etats-Unis : accord de principe sur une aide à l'automobile

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Les chefs de file du Congrès américain sont parvenus ce mercredi à un accord de principe sur les modalités d'une aide de 15 milliards de dollars au secteur automobile américain. Les démocrates espèrent un vote de la Chambre des représentants dès ce mercredi.

Les chefs de file du Congrès américain sont parvenus à un accord sur un projet de loi autorisant le déblocage de 15 milliards de dollars en prêts pour l'industrie automobile, qui devrait être soumis au vote dans la journée à la Chambre des représentants. Le projet de loi de près de 40 pages a été publié ce  mercredi et prévoit notamment la nomination d'un administrateur chargé de surveiller la mise en place de mesures de restructuration par les constructeurs. L'examen du texte a débuté à la Chambre des représentants.

La Maison blanche et le Congrès avaient déjà annoncé dans la nuit de mardi à mercredi la conclusion d'un accord de principe sur les modalités d'une aide de 15 milliards de dollars au secteur automobile américain. Selon un responsable du gouvernement républicain et un conseiller de la majorité démocrate au Congrès, l'accord couvrirait plusieurs points cruciaux des tractations,  même si d'autres points restent à régler. 

Le plan de sauvetage doit permettre à General Motors et Chrysler d'éviter une faillite qui menace à l'horizon de mars, grâce à des prêts relais. Ford ne réclame pas une aide immédiate mais demande une ligne de crédit au cas où.

Les républicains et les démocrates se sont entendus pour puiser l'argent dans un fonds créé en septembre au sein du département à l'Energie pour encourager les "Big Three" de Detroit à produire des véhicules plus efficaces et moins polluants. La Maison blanche a obtenu satisfaction sur un point, la garantie que les constructeurs réaliseront les restructurations nécessaires pour s'adapter à un nouvel environnement concurrentiel en échange de l'aide. Les démocrates ont proposé la nomination d'un responsable du plan de sauvetage, un "car czar" selon l'expression en cours à Washington. Le gouvernement deviendrait aussi leur principal actionnaire.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
les anti-tout vont pouvoir crier "protectionnisme" je crois
que le coup de pouce s'il est remboursable est peut-etre le seul moyen de sauver quelque millions d'emplois ,et tout les dirigeants mondiaux devraient prendre des mesures pour sauver d'abord les emplois avant les financiers
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je ne suis pas anti-tout... et pourtant, à l'évidence, c'est du protectionnisme.
Kaikai, tu n'es peut-être pas anti-tout, mais de toute évidence, tu es de mauvaise foi.
Les aides du gouvernement fédéral ont pour but d'aider GM, Chrysler (et Ford) uniquement parce qu'ils sont américains. Alors que la pensée libérale voudrait le respect d'une règle simple: si tu n'es pas concurrentiel, tu évolues ou tu t'arrêtes.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
le gouvernement americain deviens le principale actionnaire des BIG THREE en leurs fin de vie, je vois que c'est bien joué de la part des constructeurs automobiles américains qui ne seront de toute façon plus compétitifs dans quelques années au profit des constructeurs chinois et indiens, pourquoi? et bien parce que les asiatiques n'ont pas des empereurs de petrole qui vont freiner leurs evolution des voitures electriques, solaires, ou autres qui menacent le marché du petrole.
ça se voie que l'amérique ne fait qu'accélérer sa chute.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il faudrait peut-être demander aux États-Unis , s'ils veulent bien autoriser Bruxelles à accorder aux agriculteurs Français un accord de principe pour l'aide à l'agriculture .

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