Le ton monte encore entre Volkswagen et Suzuki
latribune.fr avec Reuters
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Suzuki veut avancer significativement dans la rupture avec Volkswagen. Le groupe nippon a fait savoir vendredi qu'il comptait racheter jusqu'à 20% de ses actions d'ici au 16 novembre 2012, pour autant que Volkswagen (VW) les libère. Si VW ne les libère pas en sa faveur ou en faveur d'une tierce partie précisée par Suzuki, le constructeur automobile japonais dit qu'il cherchera une médiation.
Réagissant aux propos de Suzuki, Volkswagen s'est dit déçu de la décision du groupe japonais, regrettant que ce dernier soit resté sourd à ses demandes répétées de réconciliation. "Il n'y aucun fondement juridique nous obligeant à rendre nos actions", déclare dans un communiqué le constructeur allemand, qui réaffirme son intention de conserver les titres.
Depuis septembre dernier, le couple Volkswagen-Suzuki est au bord du divorce. Suzuki tente de rompre ainsi une alliance de deux ans qui a tourné à l'aigre entre les deux constructeurs, le japonais reprochant à l'allemand de ne pas le traiter sur un pied d'égalité.
VW a pris une participation de 19,9% dans Suzuki en 2009 pour 1,7 milliard d'euros environ, afin de renforcer sa présence sur le marché indien des petites voitures. Pour Suzuki, cette alliance devait lui donner accès à des technologies qu'il n'avait pas les moyens de développer lui-même.
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Les marchés n'ont pas apprécié l'annonce de ce nouveau conflit. Vers 10h10 GMT, l'action Volkswagen cédait 0,36% à 124,15 euros alors que l'indice regroupant les valeurs automobiles européennes perdait 0,76%.
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