BMW relance sa Série 3 "made in Germany" à fortes marges

La production vient de démarrer à Munich. Le groupe y a investi 500 millions d'euros. Le constructeur s'achemine vers des ventes et un profit record en 2011.
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Copyright Reuters (Crédits : via Bloomberg)

Quelle crise ? L'insolente santé de BMW fait des jaloux. Et ce n'est pas fini. Le constructeur bavarois commercialisera le 9 février prochain sa nouvelle Série 3, présentée au salon américain de Detroit, début janvier. Un remplacement crucial, puisque cette gamme moyenne supérieure génère le tiers des ventes de la marque. Délocalisation pour produire moins cher ? Pas du tout. La sixième génération de Série 3 - la première est apparue en 1975, elle-même successeur de la 1600 de 1966 qui a assuré le vrai redémarrage de BMW après une quasi-faillite ! - vient de démarrer en production... à Munich. La firme affirme y avoir investi un demi-milliard d'euros.

« Le choix de cette usine historique assure l'avenir de 9.000 emplois », souligne la firme allemande, qui aura embauché 1.800 personnes en Allemagne cette année. L'usine devrait atteindre en mars son maximum de 680 unités quotidiennes. La Série 3 sera aussi produite à partir de 2012 à Regensburg, Rosslyn (Afrique du Sud) et en Chine. Des opérations d'assemblage seront aussi assurées à Kaliningrad (Russie), en Thaïlande, en Inde et en Malaisie.

7 % à 9 % moins cher

Les tarifs, élevés, seront compris entre 35.600 et 53.250 euros (contre 23.300 à 38.250 pour une Peugeot 508, plus habitable mais moins puissante et sophistiquée). Le prix d'une excellente image de haute technologie, de qualité, de raffinement. Une version « Efficient Dynamics » écolo-sportive de 163 chevaux rejettera à peine 109 grammes au kilomètre (comme une citadine) ! Des motorisations moins onéreuses arriveront ultérieurement. Déjà très bonne contributrice aux marges de BMW, la série 3 pourrait même les améliorer. Cette nouvelle Série 3 devrait en effet coûter 7 % à 9 % moins cher à produire que l'ancienne, selon Friedrich Eichiner, le directeur financier.

Le premier constructeur mondial de haut de gamme bat des records. Ses ventes (avec Mini et Rolls-Royce) ont grimpé sur dix mois de 15,2 % à 1,37 million de véhicules. Liée à PSA (petits moteurs et technologie hybride communs), la firme affirme pouvoir dépasser le 1,6 million sur l'année (1,46 million en 2010). Elle enregistre partout une progression (+ 8,9 % en France, + 9,5 % en Allemagne, + 14 % en Amérique du Nord, + 46 % en Chine). Le bénéfice opérationnel du groupe a quasiment doublé à 6,47 milliards d'euros (sur neuf mois). Tout comme le résultat net à 6,16 milliards. La marge opérationnelle (automobile) atteint un très confortable 12,8 % (contre 3 % pour Renault et 1,8 % pour la division automobile de PSA au premier semestre) ! Ceci dit, la firme s'attend à un dernier trimestre 2011 moins profitable. La crise, quand même !

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Commentaires 5
à écrit le 26/11/2011 à 17:39
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Comparons ce qui est comparables, le haut de gamme français au bas de gamme allemand, qu'une Peugeot, une Citroën ou une Renault arrive, ne serait-ce qu'à la cheville du bas de gamme allemand (je parle de Seat, groupe VW et non pas d'Opel qui n'a rie...

à écrit le 25/11/2011 à 18:39
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@GERARD : Une peugeot reste une peugeot, les + sont souvent les - :-) Et franchement on s'en fout ;)

à écrit le 25/11/2011 à 14:31
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Vous avez comparé la 508 mais omis de dire...et sa tenue de route exceptionnelle, sa remarquable habitabilité, son confort onctueux, sa très bonne finition et son prix contenu compte tenu de la quantité de ses équipements. J'apprécierai à ce moment l...

le 25/11/2011 à 17:45
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La mocheté aussi, t'as oublié ?

le 25/11/2011 à 19:29
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Bravo Daniel ! Vous avez tellement raison.

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