Opel : PSA promet de conserver les quatre sites allemands

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L'Allemagne représente la moitié des quelque 38.000 salariés de GM Europe.
L'Allemagne représente la moitié des quelque 38.000 salariés de GM Europe. (Crédits : VINCENT KESSLER)
Selon le journal allemand Bild am Sonntag, le constructeur automobile français a assuré jeudi au gouvernemet d'outre-Rhin qu'aucun site allemand de production d'Opel ne serait fermé. L'accord de reprise d'Opel par PSA sera vraisemblablement signé le 9 mars, date qui correspond à l'ouverture du salon automobile de Genève.

PSA Peugeot Citroën rassure les autorités allemandes. Le constructeur automobile français a promis au gouvernement d'outre-Rhin de conserver les quatre sites de production d'Opel en Allemagne dans le cadre du projet de rachat par le constructeur automobile français de la filiale européenne de l'américain General Motors, rapporte le journal Bild am Sonntag.

PSA et GM ont confirmé mardi explorer des initiatives stratégiques, y compris une éventuelle cession d'Opel/Vauxhall au constructeur automobile français, une annonce qui fait craindre des suppressions de postes et des fermetures de sites. La ministre de l'Economie allemande Brigitte Zypries a déclaré jeudi s'attendre à ce qu'il y ait bien un rapprochement entre PSA et Opel/Vauxhall.

Des discussions constructives

Selon Bild am Sonntag, Olivier Bourges, secrétaire général de PSA, a dit jeudi à deux ministres délégués et à un conseiller de la chancelière Angela Merkel qu'Opel continuerait de fonctionner comme une entité séparée de PSA et qu'aucun site allemand ne serait fermé. L'accord de reprise d'Opel par PSA sera vraisemblablement signé le 9 mars, date qui correspond à l'ouverture du salon automobile de Genève, ajoute le journal.

Des sources gouvernementales ont dit à Reuters que PSA était sensible aux exigences allemandes en matière de préservation de sites, d'emplois et d'accords de branche.  Un porte-parole de PSA a dit qu'une réunion entre des dirigeants du groupe et des responsables allemands avait eu lieu la semaine dernière, ajoutant que les discussions avaient été constructives. Opel s'est refusé à tout commentaire.

La Grande-Bretagne en ligne de mire

Deux sources proches du constructeur français ont néanmoins dit à Reuters que des suppressions de postes et des fermetures d'usines étaient au menu des discussions avec General Motors, des sites britanniques de Vauxhall se trouvant à cet égard en première ligne.

Le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, va d'ailleurs rencontrer la Première ministre britannique, Theresa May, au sujet d'un éventuel rachat d'Opel et de sa marque britannique Vauxhall. Londres s'inquiéte de voir la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne jouer en défaveur des sites de Vauxhall.

L'Allemagne représente la moitié des quelque 38.000 salariés de GM Europe et la Grande-Bretagne 4.500. Opel a également des sites de production en Espagne et en Pologne. Hormis ses usines françaises, PSA a, en Europe, deux sites de production en Espagne, un au Portugal et un en Slovaquie.

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Commentaires
a écrit le 20/02/2017 à 20:30 :
Que faire d'un fabriquant de voitures qui ne se vendent qu'en Allemagne et que même les Allemands ne veulent pas?
Peut être tavarès vise la volta qui lui évitera de faire bosser la R&D inutilement.
Mais pour les voitures électriques c'est une erreur, une voiture électrique doit être conçue par d'autres visionnaires que les héritiers d'Amédée Bollée.:4 moteurs électriques aux 4 coins, pas de boîte de vitesses ni de freins, donc aucune bête à pannes ou à usure, les accus n'importe ou au raz du sol, donc des carrosseries à désigns impensables, futuristes
a écrit le 20/02/2017 à 10:50 :
C faux, rien a été promis ! Attention a cet article écrit bien trop vite !
a écrit le 20/02/2017 à 10:33 :
Quand on observe le taux d'utilisation des sites en Allemagne on peut s'interroger sur leur rentabilité et par là même leur maintien. De toutes les manières la production européenne est excédentaire , OPEL ne mourra pas mais sera diminué de moitié, c'est sûr.
a écrit le 20/02/2017 à 9:21 :
Vu que c'est l'allemagne qui dirige l'europe il vaut mieux bien se faire voir de ses dirigeants c'est un fait.
a écrit le 20/02/2017 à 9:17 :
Difficile de garder des sites en Allemagne pour des milieu ou bas de gamme, Opel va devenir un poids pour PSA, Fiat Chrysler aurait été plus intéressant avec l'acces au marché nord américain et les usines de Détroit !
Réponse de le 20/02/2017 à 16:24 :
Vous pensez vraiment que PSA a les moyens d'acheter Fiat Chrysler? Qui de surcroit ne doit pas être à vendre.
a écrit le 20/02/2017 à 8:05 :
Ce n'est probablement que l'une des premières lignes de la longue facture du Brexit. Et faute d'un accord de libre échange avec l'UE pour l'ensemble de la filière automobile (équipementiers compris), peu de chances que Nissan, voire Mini restent au Royaume-Uni.
a écrit le 20/02/2017 à 6:23 :
Vauxall a de bonnes raisons de se preoccuper de l'avenir. Pour bcp d'investisseurs, le RU va devenir difficile. La variable d'ajustement "comme ils disent" sera de l'autre cote de la Manche.
Pour ce qui concerne les sites en Germanie, les promesses n'engagent que ceux qui les ecoutent. Tavares est un tueur comme son ego c/o renault.
Réponse de le 20/02/2017 à 7:57 :
Tous les Carlos ne sont pas terroristes ou chanteurs.

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