PSA : malgré un trimestre mitigé, les marchés applaudissent

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(Crédits : CHRISTIAN HARTMANN)
Le groupe automobile français a enregistré des ventes en baisse, mais les marchés ont applaudi la bonne tenue du chiffre d'affaires, fruit de la stratégie de pricing power du groupe. En outre, PSA profite d'un effet de comparaison favorable avec son principal concurrent français contraint de publier un profit warning...

PSA n'est pas hermétique au coup de froid du marché... Le chiffre d'affaires du groupe automobile français est en net ralentissement au troisième trimestre avec une progression de 1% du chiffre d'affaires mondiales et qui ressort à 15,6 milliards d'euros. Celui de la branche automobile, lui, est carrément stagnant puisqu'il grappille une petite hausse de 0,1%, loin de la hausse de 8% enregistrée l'an passé sur la même période.

Pricing power

Les volumes de vente sur le trimestre ont marqué le pas puisque le nombre d'immatriculations a baissé de 5,9% à 674.000 unités. Le groupe emmené par Carlos Tavares a ainsi pu limiter l'impact de cette baisse grâce à un meilleur mix de ventes (+4,4%) et l'impact positif des prix (+1%). Autrement dit, PSA vend moins de voitures, mais il les vend plus cher. Cela correspond à+ la stratégie de "pricing power" initiée par Carlos Tavares.

Au-delà du prix moyen, les marques du groupe (Peugeot, Citroën, DS et Opel) ont développé leur portefeuille de modèles SUV, plus chers. Les Peugeot 3008, Citroën C5 Aircross et autres DS7 et DS3 Crossback se vendent particulièrement bien, et ont ainsi largement compensé la baisse des volumes. La dynamique sur les véhicules utilitaires est également à mettre au crédit de cette performance. Elle le sera d'autant plus sur les résultats financiers, tant cette branche est rentable.

Ces fondamentaux stratégiques ne sont pas isolés sur le seul troisième trimestre, puisque sur les neuf premiers mois de l'année, PSA a réussi à compenser la baisse de 10% de ses ventes, en enregistrant une baisse de seulement 0,2% de son chiffre d'affaires à 54 milliards d'euros.

Un titre en hausse

Pour autant, le chiffre d'affaires trimestriels s'inscrit en dessous du consensus des analystes. A 11,8 milliards d'euros, la division automobile de PSA est loin des 12,15 milliards attendus par les marchés. Mais ces derniers ne semblent pas plus déçus que cela au vu de la tenue du titre. Celui-ci monte de presque 3%, sur un marché pourtant en baisse (-0,29%).

Car en réalité, la performance de PSA tranche avec ceux publiés par Renault la semaine dernière et qui ont été caractérisés par un avertissement de résultats. Le titre s'était alors affaissé de 12% en Bourse...

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Commentaires
a écrit le 25/10/2019 à 14:15 :
Il va falloir se préparer à ce genres d'annonces avec les prévisions de marché actuelles.
FCA en particulier a du souci à se faire. GM et Ford ne sont pas à l'abri.
Les volumes vont de toute façon partir à la baisse. Seule restera la rentabilité pour différencier la performance de chacun.
a écrit le 23/10/2019 à 22:02 :
Il est clair qu'entre les 2 constructeurs nationaux il n'y a pas photo : la vision de Tavares a tjrs été la recherche d'une montée en gamme en privilégiant la marge unitaire sur le produit vendu au détriment du volume, avec de plus le développement d'une marque premium DS sur laquelle, il peut expérimenter des innovations ds le design, la connectivité, l'autonomie, l'ambiance à bord...etc contribuant ainsi à développer la réputation du groupe face à ses redoutables concurrents d'outre Rhin.
Cerise sur le gâteau, avec ces modèles moyens à ht de gamme, on peut espérer maintenir une industrie made in France, comme le made in Germany maintenu à gde échelle.
Pour Renault, c'est tt l'opposé. Spécialiste depuis 20 ans du low cost, les modèles qui se vendent le mieux st à faible marge pour de gros volumes et de ce fait ne st pas ou plus fabriqués en France.
Le salut réside peut-être ds l'innovation à outrance sur les nx marchés qui se dessinent ds le tt électrique et l'H2 avec la pile à combustible le véhicule autonome qui vont certainement rebattre les cartes où Renault a commencé à prendre des orientations et des positions intéressantes grâce à la vision de Ghosn au milieu des années 2000.
Encore faut-il que qcqs modèles suivent : pourquoi pas qcqs modèles premium électriques comme une Alpine elec par ex ?

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