Gecina : le président évite la disgrâce
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La direction de Gecina , plus importante société foncière d'Europe continentale, a été confortée par les votes de l'assemblée générale des actionnaires, parfois houleuse, qui a duré près de six heures lundi.
La résolution la plus importante, qui demandait la révocation comme administrateur du président de la société, Joaquin Rivero, et était présentée par la présidente de l'Association des actionnaires minoritaires (Adam), Colette Neuville, a été rejetée par 96,5% des votes des actionnaires représentés.
Cette décision a été rendue possible par l'appui apporté à Joaquin Rivero par les représentants du groupe immobilier espagnol Metrovacesa, principal actionnaire avec 26,92% du capital, et de ceux de Prédica, filiale d'assurance-vie du groupe Crédit Agricole (8,24%), qui jusqu'à présent contestaient sa gestion ainsi que celle de son allié espagnol Bautista Soler.
La Cour d'Appel de Paris avait confirmé mercredi la limitation à 20% des droits de vote de Rivero et Soler qui possèdent ensemble 31,47% du capital et 32,86% des droits de vote mais affirment désormais "ne plus agir de concert".
Mais le principal actionnaire ne relâche pas sa surveillance: "M. Rivero n'est pas président pour l'éternité", a estimé auprès de l'AFP (Agence France Presse) une source proche de Metrovacesa, dont les banques espagnoles Santander, Banesto, Banco Popular, BBVA, Sabadell et Caja Madrid contrôlent environ 65% du capital. Metrovaseca est en effet inquiet du poids de la dette de Gecina et de la solidité des locataires de ses bureaux, situés dans leur très grande majorité en région parisienne.
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