Prime à la rénovation : une réforme paradoxale

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(Crédits : Reuters)
Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) est bel et bien transformé en prime. Comme annoncé, les plus riches en seront exclus, mais les plus modestes auront encore un lourd reste à charge.

C'est confirmé. Le gouvernement a (enfin !) acté la transformation en prime du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE), dans son projet de loi de finances (PLF) 2020 présenté vendredi 27 septembre en Conseil des ministres. Principale modification: les ménages les plus aisés ne devraient plus être concernés, sous réserve d'un amendement parlementaire.

Actuellement, le CITE permet de déduire de ses impôts une partie des dépenses engagées pour des travaux d'amélioration écologique. Il  est surtout utilisé par les foyers ayant les moyens d'avancer les frais avant qu'ils ne leur soient rétrocédés sous la forme d'un crédit d'impôt. Ce qui peut prendre entre un an et an et demi. Ainsi, le dispositif profite surtout aux ménages les plus riches, dont les revenus annuels sont supérieurs à 96.240 euros.

Désormais, cette population fortunée est exclue du champ d'application de la prime. L'idée, évoquée un temps par les professionnels du bâtiment et les associations environnementales, de leur attribuer une prime à condition qu'ils opèrent une réhabilitation globale, a été écartée.

Changement de paradigme

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Commentaires
a écrit le 27/09/2019 à 10:20 :
Bref une dérive habituelle oligarchique, c'est comem dans le domaine de la santé tout le monde peut se faire soigner mais il faut payer très cher pour bien se faire soigner laissant donc les pauvres, et donc la classe productrice, j'insiste mais les benêts néolibéraux ont vraiment du mal à le comprendre c'est un fait, en mauvaise santé.

Alors que l'on ne veuille pas éduquer les pauvres pour qu'ils ne deviennent pas trop intelligents, même si du fait d'internet c'est trop tard à mon avis mais bon ça peut se comprendre, c'est une stratégie qui a son intérêt mais par contre de les laisser en mauvaise santé, de massacrer la classe productrice est complètement débile !

Or là, même si c'est à un degrés moindre, ne pas les loger correctement c'est leur imposer une hémorragie de pouvoir d'achat et donc d'imposer au pays une amputation de la croissance, c'est stupide aussi, c'est laisser l'argent des ménages gaspillé dans la spéculation immobilière dont les revenus filent tout droit, encore et toujours, dans les paradis fiscaux.

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