Bayer lorgne Monsanto en vue d'une fusion de titans

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La fusion Bayer-Monsanto confirmerait la consolidation s'opérant dans le secteur avec la fusion en cours des américains Dow Chemical et DuPont et celle du suisse Syngenta avec le chinois ChemChina.
La fusion Bayer-Monsanto confirmerait la consolidation s'opérant dans le secteur avec la fusion en cours des américains Dow Chemical et DuPont et celle du suisse Syngenta avec le chinois ChemChina. (Crédits : © Brendan McDermid / Reuters)
Une fusion entre Bayer et Monsanto donnerait naissance à un géant dans le secteur des pesticides et des cultures OGM. Aucun accord ferme n'a été trouvé pour le moment entre le groupe allemand et l'américain dont la valeur atteint 40 milliards de dollars.

Le groupe de chimie-pharmacie allemand Bayer a confirmé jeudi 19 mai des premières discussions avec le groupe de biotechnologies américain Monsanto à propos d'une fusion, sans que pour l'heure aucun accord ferme n'ait été trouvé.

"Les dirigeants de Bayer ont récemment rencontré les responsables de Monsanto pour discuter en privé d'une acquisition négociée de Monsanto", indique l'allemand dans un communiqué, tandis que Monsanto, de son côté, a confirmé avoir reçu "une offre non ferme et non sollicitée de la part de Bayer" qu'il étudie actuellement.

"Il n'y a aucune certitude qu'une transaction aura bien lieu et dans quels termes", insiste Monsanto, dont la valeur marché atteint les 40 milliards de dollars (35 milliards d'euros). Bayer lui indique qu'il communiquera davantage "quand ce sera approprié".

L'action de Bayer plonge

Une telle fusion donnerait naissance à un géant dans le secteur des pesticides et des cultures OGM. Elle confirmerait également la consolidation s'opérant dans le secteur avec la fusion en cours des américains Dow Chemical et DuPont et celle du suisse Syngenta avec le chinois ChemChina. Syngenta avait au préalable rejeté les avances de Monsanto.

Ces discussions avaient été dévoilées dans la nuit de mercredi à jeudi par le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Des rumeurs relayées par Bloomberg News avaient déjà circulé la semaine dernière à ce sujet faisant s'envoler l'action Monsanto et pesant au contraire sur celle de Bayer. Des bruits d'une éventuelle fusion de Monsanto avec un autre allemand, le géant BASF, avaient également couru sans jamais être confirmés.

L'action du groupe allemand de chimie-pharmacie Bayer plongeait de 6% jeudi en début de séance à la Bourse de Francfort.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 20/05/2016 à 1:10 :
Et ces 2 entreprises vont encore plus empoisonner nos sols et les populations , faire encore plus de lobbying auprès des politiques de Bruxelles en graissant les bonnes mains et mettre encore plus les populations pauvres à genoux avec des semences hits de prix avec des proces à la clé .
À quand le business propre et éthique ?
Réponse de le 20/05/2016 à 13:41 :
Simple camarade, arrêter d'acheter les produits pesticides de cette mafia, et on les met à genoux.. Il n'y a pas d'autre solution, ils ont l'argent avec lequel ils corrompent les politiques, cet argent c'est le nôtre, celui de notre consommation. Action
a écrit le 19/05/2016 à 14:40 :
Bayer cherche surtout à céder dans de bonnes conditions sa branche Covestro (des plastiques pour l'automobile) pour sortir de "l'industrie" et se rapprocher de la pharma. Ainsi l'allemand aurait avec Monsanto et ses plus de 15 milliards de chiffre deux pôles équivalents de 23 milliards de dollars : un médical formé de sa pharma et d'une unité "consummer", l'autre une large branche "culture" dont les pesticides. L'intérêt est donc de vendre un chiffre de 12 milliards à BASF pour se dégager tout en faisant participer l'autre géant aux activités acquises et consolidées au travers peut-être d'une JV ou d'une participation de 15%. Si Bayer devait par la suite se convertir comme les grands au tout pharma, cette partie agricole aurait la certitude de tomber tout naturellement dans les mains de BASF. Pour sa part Monsanto qui n'est pas en bonne forme a toute les raisons d'accepter et le gouvernement aussi, la relève étant assurée. En même temps la solution mixte permettrait la réalisation de cet important achat qui peut paraître inapproprié dans l'instant. La véritable cible finale type de Bayer est surtout constituée par des entreprises comme Boehringer-Ingelheim, l'autre pharma allemande. Une stratégie à étapes donc, complexe et sinueuse comme le sont souvent les affaires outre-Rhin.

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