Essai clinique mortel de Rennes : Bial renonce à développer sa molécule

Six volontaires participant à l'essai clinique de phase 1 d'une molécule de Bial avaient été hospitalisés - l'un d'eux était par la suite décédé. L'inspection générale des affaires sociales a mis en cause le traitement du laboratoire portugais.

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Dans un rapport remis à la fin mai, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait reproché plusieurs manquements au centre d'essais cliniques Biotrial de Renne.
Dans un rapport remis à la fin mai, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait reproché plusieurs manquements au centre d'essais cliniques Biotrial de Renne. (Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)

Le laboratoire pharmaceutique portugais Bial a définitivement abandonné les recherches sur la molécule testée lors de l'essai clinique de Rennes, marqué par la mort d'un volontaire français en janvier, a-t-il indiqué vendredi à l'AFP.

"Bial a décidé de mettre fin aux recherches sur cette molécule à des fins commerciales", a déclaré une porte-parole du laboratoire, confirmant des informations publiées par la presse portugaise.

"La priorité de Bial est d'éclaircir en profondeur ce qui s'est passé lors de l'essai clinique et, dans ce but, continue à faire des études pour comprendre les causes de l'accident", a-t-elle précisé.

Information judiciaire contre X pour "homicide involontaire"

Six volontaires participant à l'essai clinique de phase 1 d'une molécule du laboratoire Bial avaient été hospitalisés et l'un d'eux était décédé. Quatre des survivants présentent des lésions cérébrales.

Le parquet de Paris avait annoncé à la mi-juin l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire" et "blessures involontaires".

Au terme d'une investigation préliminaire, il était apparu que "la victime décédée était porteuse, bien avant sa participation à l'essai, d'une pathologie vasculaire endôcranienne occulte, susceptible d'expliquer l'issue fatale la concernant", avait indiqué le parquet de Paris.

Mais dans un rapport remis à la fin mai, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait reproché plusieurs manquements au centre d'essais cliniques Biotrial de Rennes ainsi qu'au laboratoire à l'origine de la molécule, censée agir sur le système nerveux central pour inhiber les douleurs, les troubles anxieux ou encore de l'humeur.

(Avec AFP)

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