Essai clinique mortel de Rennes: le centre Biotrial et le laboratoire "responsables" selon l'Igas

latribune.fr

latribune.fr
L'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) estime dans un rapport que le centre de recherche rennais Biotrial, où un essai clinique a provoqué le décès d'un volontaire en janvier, et le laboratoire portugais Bial sont responsables de l'accident. L'annonce a été faite lundi par la ministre de la Santé Marisol Touraine.
Pour renforcer la sécurité des volontaires participant à ce type d'essais, Marisol Touraine a annoncé que tous les centres autorisés à les conduire seraient inspectés cette année. Il y aura également un renforcement de l'évaluation des essais précoces chez l'homme, avec en particulier la création d'une cellule "responsable de l'instruction, de l'évaluation finale et de la décision".
La mission de l'Igas ayant relevé que "les obligations d'information des autorités sanitaires qui pèsent sur le promoteur au moment où il dépose son projet ne sont pas suffisantes", Marisol Touraine annonce qu'elle clarifiera et renforcera ces règles.
Cette responsabilité vaut pour le choix de la dose trop importante administrée aux volontaires ainsi que du délai de quatre jours mis avant d'avertir les autorités. Pour l'Igas, la responsabilité de Biotrial est aussi engagée quant à la conduite de l'étude et la gestion de la crise. L'essai s'est en effet poursuivi après la mort d'une personne et les volontaires n'en ont pas été informés. L'Igas met hors de cause l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).
La molécule en question, BIA 10-2474, visait à traiter les troubles de l'humeur et de l'anxiété ainsi que les troubles moteurs liés aux maladies neurodégénératives (comme Alzheimer ou Parkinson).
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Biotrial, qui avait contesté ce rapport dès dimanche soir, dénonce de nouveau dans un communiqué publié lundi des manquements graves de la part de l'Igas : "le non-respect du principe du contradictoire", "le non-respect du droit des personnes auditionnées" et l'absence de précisions sur d'éventuels conflits d'intérêts.
À lire également
Biotrial devra transmettre d'ici un mois un plan d'action pour garantir que les manquements constatés ne pourront se reproduire, sous peine de perdre son autorisation de mener des essais. Les dossiers des 90 volontaires concernés par l'essai feront quant à eux l'objet d'une expertise indépendante.
(avec AFP)
latribune.fr
Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026
🔴 Déficit commercial, sommet européen au Monténégro… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir