Biotrial : enquête pour homicide involontaire après l'essai de Rennes

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La molécule testée apparaît en cause sans que le mécanisme physiopathologique responsable n'ait été identifié.
La molécule testée apparaît en cause sans que le mécanisme physiopathologique responsable n'ait été identifié. (Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)
Suite à la mort en janvier d'un cobaye humain lors d'un essai clinique mené par le centre de recherche rennais Biotrial pour le compte du laboratoire portugais Bial, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "déterminer si des fautes de nature pénale ont contribué de manière certaine au décès et blessures des victimes".

Une information judiciaire pour homicide involontaire et blessures involontaires contre X a été ouverte pour déterminer les raisons du décès d'un volontaire et des lésions subies par d'autres lors d'un essai clinique à Rennes en janvier dernier, a annoncé mardi le parquet de Paris dans un communiqué. Cette enquête vise à "déterminer si des fautes de nature pénale ont contribué de manière certaine au décès et blessures des victimes ou si les faits s'inscrivent dans le cadre d'un aléa scientifique", est-il précisé.

La victime, porteuse d'une pathologie vasculaire

D'après les données recueillies à ce jour dans le cadre des trois enquêtes sur l'accident - diligentées respectivement par l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament), l'Igas (Inspection générale des affaires sociales) et la police judiciaire -, la molécule testée apparaît en cause sans que le mécanisme physiopathologique responsable n'ait été identifié.

"La victime décédée était porteuse, bien avant sa participation à l'essai, d'une pathologie vasculaire endocrânienne occulte, susceptible d'expliquer l'issue fatale la concernant, à la différence des autres volontaires de la cohorte", est-il souligné dans le communiqué.

L'essai clinique était mené par le centre de recherche rennais Biotrial, pour le compte du laboratoire portugais Bial. Il est reproché à ce dernier d'avoir tardé à informer l'autorité sanitaire ainsi que d'avoir choisi de passer à la dose de 50 mg en doses multiples croissantes.

(Avec Reuters et AFP)

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