Barrick-Rangold, naissance d'un géant mondial de l'or qui va peser 18 milliard de dollars

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Au final, cette fusion-acquisition se concrétisera par l'aborption du britannique Rangold par le géant canadien Barrick, numéro un mondial de l'extraction, et se concluera par l'annulation de la cotation de Randgold à la Bourse de Londres.

Le canadien Barrick va acquérir son concurrent britannique Randgold, afin de créer un géant mondial de l'or pesant 18 milliards de dollars de capitalisation boursière, ont annoncé les deux entreprises dans un communiqué commun lundi.

Pour se faire, le groupe basé à Toronto va émettre de nouvelles actions, qui seront échangées aux actuels propriétaires de Randgold contre leurs titres dans la compagnie basée à Jersey, sur la base de 6,128 nouvelles actions Barrick pour chaque action Randgold.

Barrick très présent en Amérique, Rangold plutôt en Afrique

Une fois cet échange effectué, les actuels actionnaires de Barrick possèderont 66,6% de la société Barrick agrandie, tandis que ceux de Randgold détiendront 33,4% des titres.

Barrick produit du métal jaune notamment en Amérique (Argentine, Canada, Etats-Unis, Pérou et République dominicaine), tandis que Randgold est présent surtout en Afrique (Côte d'Ivoire, Mali, République démocratique du Congo). Outre l'or, Barrick exploite aussi des mines de cuivre au Chili, en Arabie Saoudite et en Zambie.

Consolidation et synergies

"Les conseils d'administration de Barrick et Randgold pensent que cette fusion va créer une entreprise leader de l'or, avec la plus grande concentration de mines de haut niveau, les coûts les plus réduits parmi les grands acteurs du secteur et des actifs variés dans plusieurs des principales régions aurifères du monde", ont-ils expliqué dans leur communiqué.

En se basant sur les résultats de 2017, la nouvelle société Barrick réaliserait un chiffre d'affaires annuel de 9,7 milliards de dollars et un bénéfice brut d'exploitation ajusté de 4,7 milliards de dollars.

En attendant le feu vert des actionnaires et... des régulateurs

L'acquisition est prévue pour être bouclée dès le premier trimestre 2019, une fois obtenu les accords des actionnaires des deux groupes et des autorités de régulation. Une fois l'opération bouclée, le président exécutif de Barrick, John Thornton, conservera son poste tandis que le directeur général de Randgold, Mark Bristow, prendra la direction exécutive de la société Barrick agrandie.

Dans le communiqué commun disponible sur le site de Barrick, Mark Bristow, explique ainsi les motivations de l'opération :

«Notre industrie a été critiquée pour son orientation court-termiste, sa croissance indisciplinée et ses retours sur investissement. La société fusionnée sera très différente. Son objectif sera de fournir des rendements de premier plan dans le secteur, et pour y parvenir, nous devrons avoir une vision très critique de notre base d'actifs et de la manière dont nous gérons notre entreprise, et être prêts à prendre des décisions difficiles. En utilisant une stratégie similaire à celle qui s'est avérée très fructueuse chez Randgold, mais à plus grande échelle, le Groupe New Barrick utilisera certaines des meilleures mines et talents du monde pour créer une valeur réelle pour toutes les parties prenantes."

Le conseil d'administration sera constitué aux deux tiers de responsables désignés par l'actuelle Barrick et pour un tiers par des administrateurs choisis par Randgold.

Les actions du nouveau groupe seront cotées notamment, comme celles de Barrick actuellement, aux Bourses de New York et de Toronto. La cotation de Randgold à la Bourse de Londres sera annulée.

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a écrit le 24/09/2018 à 17:07 :
Avec une marge nette de casi 50 %, l'or si c'est une valeur refuge pour les investissuersm c'est un sacré négoce pour les mineurs. Ici au Nicaragua la banque centrale, se fait payer en or, para les concessionnaires des mines d'or. Ça c'est du sérieux, mais on 'en parle pas trop........
a écrit le 24/09/2018 à 16:51 :
Avec une marge nette de casi 50 %, l'or si c'est une valeur refuge pour les investissuersm c'est un sacré négoce pour les mineurs. Ici au Nicaragua la banque centrale, se fait payer en or, para les concessionnaires des mines d'or. Ça c'est du sérieux, mais on 'en parle pas trop........

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