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L’habitat collectif prêt à accueillir le véhicule électrique ?

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(Crédits : Shutterstock)
Les Français résidant en habitat collectif se disent ouverts à l’acquisition d’un véhicule électrique. Une tendance dévoilée dans le cadre d’une étude menée par la start-up Zeplug avec Ipsos. Principal bémol : les bornes de recharge y sont encore majoritairement absentes.

Pouvoir recharger sa voiture à domicile serait un élément décisif à l'acquisition d'un véhicule électrique pour 85% des Français qui habitent en habitat collectif. C'est ce que met à jour l'enquête menée en juin dernier par la start-up française Zeplug, spécialisée dans la recharge des véhicules en copropriété, en partenariat avec Ipsos. Quand le véhicule électrique (VE) se présente comme une solution aux problématiques environnementales, particulièrement dans les zones urbaines, la start-up a souhaité sonder l'intérêt de ces habitants pour ce type de motorisation, mesurant également l'impact de la recharge sur leur décision d'achat. Représentant plus de 60% de l'habitat dans les villes de plus de 100 000 habitants, et plus de 80% en Ile-de-France, cette part de la population est en effet une cible à ne pas négliger pour s'orienter vers une mobilité plus propre. Et contribuer à l'atteinte des objectifs fixés dans le cadre de la loi d'orientation des mobilités : augmenter la part des véhicules à faibles émissions pour s'aligner sur les paliers d'émissions de CO2 fixés au niveau européen d'ici à 2030, et voir disparaître la vente des voitures neuves utilisant des énergies fossiles, d'ici à 2040.

L'absence de bornes de recharge, l'un des principaux freins

Si l'enquête met à jour que près de la moitié des Français vivant en immeuble collectif (48%) se disent prêts à opter pour un VE dans les prochaines années, les solutions de recharges semblent encore briller par leur absence. Seuls 11% des copropriétaires disent avoir reçu une information sur le sujet par le biais de leur copropriété, quand 7% des personnes interrogées affirment disposer de bornes de recharge au sein de leur immeuble. Cette absence serait le second frein évoqué par ces Français pour l'acquisition d'un tel véhicule (34%), le prix restant trop élevé pour 48% d'entre eux. Quant à l'existence des aides financières accordées pour permettre leur installation, seuls 5% des résidents prétendent en avoir une connaissance précise (31% en ont déjà entendu parler, quand 69% les ignorent). Dans la même lignée, une grande majorité d'entre eux n'ont pas conscience des économies de carburant pouvant être réalisées (73% répondent qu'elles n'atteignent pas 50%), quand elles sont chiffrées par Zeplug entre 50 et 80%, selon le kilométrage annuel effectué.

Des solutions à déployer

Selon les résultats de l'enquête, certains de ces freins pourraient facilement être levés, 23% de ces habitants affirmant qu'une proposition d'équipement en bornes de recharge faite par leur syndicat de copropriété serait un facteur décisif d'achat, ou de réflexion, pour 60% d'entre eux qui se disent intéressés. Mieux encore : si une personne prenait en charge la totalité des démarches (dossier d'assemblée générale, frais d'installation et demandes de subvention), 77% de la population intéressée serait alors prête à amorcer les démarches d'installation (57% probablement, 20% certainement). Globalement, 48% des Français vivant en copropriété envisageraient l'achat d'un VE ou hybride rechargeable.

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