Carrefour : les ex-magasins Dia fixés sur leur sort le 4 juin

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Carrefour pourrait devoir fermer 227 anciens magasins dia
Sergio Perez

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Carrefour pourrait devoir fermer 227 anciens magasins dia
Sergio Perez
Le comité central d'entreprise (CCE) de Carrefour Proximité doit donner lundi son avis sur le projet, qui prévoyait la cession ou la fermeture de 273 des 352 magasins ex-Dia, dans le giron du groupe depuis 2014. Un « jour d'enterrement » pour la CGT qui appelle les employés à la grève. Les 79 magasins restants vont passer en location-gérance.
Sans surprise, plus de 90% (249) des 273 magasins concernés devraient purement et simplement fermer faute de repreneurs selon les derniers chiffres de la direction (« 23 offres fermes », un magasin déjà cédé). Un nombre qui « pourrait bouger à la marge », selon Carrefour qui insiste sur le « manque d'attractivité » de ces points de vente.
En présentant son « plan de transformation » le 23 janvier, Alexandre Bompard, PDG du groupe depuis l'été dernier, avait pour objectif de reclasser « au moins » la moitié des 2.100 salariés menacés. Ce sera finalement beaucoup moins.
Les salariés peuvent poser leur candidature jusqu'au 1er septembre mais, pour Cyril Boulay, « on n'atteindra pas » le millier de demandes, alors que 1.500 postes sont actuellement ouverts dans l'ensemble des entités du groupe (hypermarchés, supermarchés, logistique...).
« On constate que beaucoup de salariés souhaitent s'inscrire » dans le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) pour « se reconvertir » et quitter Carrefour, ajoute le représentant syndical. Un mouvement qu'il explique notamment par les restructurations successives qu'ils ont subies au gré des changements d'enseignes (Ed, puis Dia, puis Carrefour) mais aussi par les « mutations » dans la grande distribution, avec la fin du modèle intégré. Le passage en location-gérance, qui s'accentue dans les supermarchés, va aussi concerner à la rentrée des hypermarchés.
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La CFDT n'a pas signé l'accord sur le PSE, avalisé par les syndicats FO, CFE-CGC et CFTC. « On a toujours mis en doute la capacité de reclassement, surtout dans un contexte » de « tension » sur les effectifs en magasins, souligne Sylvain Macé. La situation « confirme notre diagnostic de départ », dit-il.
L'accord sur le PSE n'attend plus que l'aval de l'administration du travail (Direccte), avant fin juin, pour sa mise en oeuvre. Concrètement, les fermetures de magasins commenceront au 1er juillet et devraient s'étaler sur une quinzaine de jours, selon Cyril Boulay (FO). Les salariés seront alors placés en dispense d'activité jusqu'au 1er septembre, date des licenciements.
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Quant à la suppression, via un plan de départs volontaires (PDV), de 2.400 postes dans les différents sièges du groupe, l'accord est aussi en attente de l'homologation de la Direccte. Les candidats au départ pourront ensuite se faire connaître jusqu'au 1er novembre.
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