Les salariés de Carrefour se mobilisent contre les suppressions d'emplois

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Un magasin Carrefour à Nice.
Un magasin Carrefour à Nice. (Crédits : Reuters)
Depuis l'annonce le 23 janvier par Alexandre Bompard, PDG du groupe depuis l'été dernier, de son "plan de transformation" s'accompagnant de la suppression de milliers d'emplois, les salariés inquiets se mobilisaient ce samedi dans l'ensemble des magasins en France.

Hypermarchés filtrés ou bloqués par des alignements de chariots: faire ses courses de Pâques dans certains magasins Carrefour samedi tenait de la gageure au vu de la forte mobilisation des salariés, décidés à défendre leurs emplois et leur pouvoir d'achat. Au moins 300 magasins intégrés étaient impactés par le mouvement de grève lancé par FO et la CFDT, et relayé séparément par la CGT, au lendemain d'une mobilisation dans les entrepôts.

Dans la matinée, la CFDT a recensé 170 hypermarchés (sur 220) mobilisés et 130 supermarchés (sur environ 470), avec un taux de grévistes avoisinant "50%". Il y en a "peut-être même plus", a estimé Michel Enguelz, représentant de FO, premier syndicat du groupe, qui s'est félicité d'un mouvement "d'envergure". "Du jamais vu", selon Philippe Allard (CGT). Partout, la mobilisation se traduisait par des rassemblements devant les magasins, du "filtrage" aux entrées ou carrément des blocages, a expliqué Sylvain Macé (CFDT). Certains hypermarchés étaient complètement bloqués, selon les syndicats CFDT, FO et CGT, comme à Antibes, Ollioules, Toulon Grand Var, Nice Lingostière ou Port-de-Bouc dans le Sud, Vénissieux, Chambéry ou encore Toulouse-Labège.

La direction du groupe Carrefour a pour sa part fait état d'une "trentaine" d"hypermarchés "bloqués" à 10h30. A midi, "80% de nos hypermarchés sont ouverts" et "100% de nos supermarchés", a-t-elle souligné. Une source syndicale a estimé que 30% des hypermarchés resteraient fermés toute la journée.

"Entre 40 et 50 millions d'euros" de perte possible de chiffre d'affaires

Cette mobilisation est le point d'orgue de l'inquiétude et la colère qui montent depuis l'annonce le 23 janvier par Alexandre Bompard, PDG du groupe depuis l'été dernier, de son "plan de transformation" s'accompagnant de la suppression de milliers d'emplois. Ce mouvement "doit nous permettre de faire comprendre à M. Bompard que les salariés ne sont pas des pions", a souligné Michel Enguelz. Il pourrait entraîner, avait indiqué vendredi Thierry Faraut (SNEC CFE-CGC) "entre 40 et 50 millions d'euros" de perte de chiffre d'affaires.

Au-delà des suppressions de postes annoncées  - 2.400 dans les sièges via un plan de départs volontaires, 2.300 via un plan social dans les magasins de proximité (273 ex-Dia vont fermer) -, les syndicats protestent contre le passage en location gérance d'hypermarchés (cinq confirmés, une quarantaine visés selon eux). Ils s'inquiètent aussi de l'impact sur l'emploi d'autres mesures du plan Bompard (logistique, réduction de 100.000 m2 des surfaces des hypermarchés).

"Nous comprenons que les projets de transformation puissent susciter de l'inquiétude chez certains de nos salariés", a admis Pascal Clouzard, directeur exécutif France Carrefour, dans une réaction adressée à l'AFP. Mais, "si nous souhaitons pérenniser et développer notre activité économique, et donc nos emplois, nous devons impérativement nous transformer", a-t-il ajouté.

Chez les salariés, l'annonce récente d'une participation moyenne de 57 euros, contre 610 l'an dernier, vue comme une "aumône" ou un "pourboire", a aussi catalysé la colère. "Bien consciente de l'impact sur le pouvoir d'achat" de cette baisse, la direction a proposé mi-mars de relever ce montant à 407 euros, via un complément forfaitaire d'intéressement de 350 euros. Sans désamorcer la fronde.

356 millions d'euros de dividendes

Les actionnaires vont toucher, eux, 356 millions d'euros de dividendes, font valoir les syndicats qui anticipent aussi des négociations salariales au rabais. "Augmenter les salaires, pas les dividendes des actionnaires", proclamait une pancarte dans les rassemblements. "On s'est dit qu'on allait arrêter de payer pour les actionnaires, c'est un ras-le-bol général", a relevé Olivier Ginestar (CGT), devant l'hypermarché de Lomme (Nord), fermé samedi.

Côté syndicats, le mouvement traduit aussi la crispation du dialogue social, dont tous dénoncent unanimement la "dégradation". Il est "rompu, c'est marche ou crève", relevait à Marseille Smaïl Ait Atman (CFDT). Pour FO, qui a déjà annoncé qu'il ne signerait pas le projet d'accord sur le plan de départs volontaires, "la balle est dans le camp" de la direction. Si d'autres actions ne sont "pas exclues", "l'objectif est de revenir autour d'une table de négociations", souligne Michel Enguelz.

(avec AFP)

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a écrit le 02/04/2018 à 7:32 :
Electeur de droite, je suis POUR ces greves. Rien a vois avec Air France et SNCF. Carrefour sont des voyous.
a écrit le 01/04/2018 à 22:03 :
LIDL est un autre exemple d'employès(es) sous-payés; pressurés jusqu'aux os. SURMENES, vendant chaque jour; par spot radio, des produits agricole d'origine France, très !!!! en dessous !!! du cout de production de l'Agriculteur, qu'ils tuent ainsi; comme TOUS leurs confrères DE LA GRANDE DISTRIBUTION. Et le dialogue quotidien au teleph ' ALLO PATRON...... " et la punition terrible du patron tyrannique, à l'encontre de l"employé ( conforme aux méthodes sociales et sous-paiement du personnel par LIDL)
a écrit le 01/04/2018 à 20:22 :
Les Directeurs, et Les Chefs de Département d'un Hyper ( supervisant 3 à 5 rayons ) se prennent des samedi quand il fait beau, ou presque toujours, font le moins d'heures possible, et se prennent à volonté gratuitement de la marchandise, complices les uns les autres, et complices aussi avec le directeur.
a écrit le 01/04/2018 à 18:38 :
Et meme pas un Forfait mensuel de produits avec remise. TOUT A PLEIN TARIF. Alors comme tout le monde, nous allons dans la meilleure enseigne du moment. Leurs laisserions nous EN PLUS de cette exploitation sans concessions, une part de salaire.
a écrit le 01/04/2018 à 17:01 :
A PLANIDRE, les ' pseudo-chefs de rayon " sous harcèlement BESTIAL permanent 72H hebdo payés 35 6 jouurs sur 7,. Un(e) employé(e) de moins que nécessaire pour le profit. Ces pseudo-chef de rayon, privés de tous les jours fériés sans aucune majoration etou récupération. Ils et elles leur reste pour peu de temps 25/12 et 1/01, bien moins payés que les employés de base 35 H, en taux horaire LES MINISTERES DU TRAVAIL MEME DE GAUCHE, ONT TOUJOURS FERME LACCHEMENT LES YEUX, FACE A LA TOUTE PUISSANCE DE LA GRANDE DISTRIBUTION.. Ils TUENT les agriculteurs de France, et leurs fournisseurs PME : TOUTES LES ENSEIGNES. Plus puissants que tout gouvernement. Qui ? lors de ces grèves est exploité plus encore ? le pseudo chef de rayon 20H au lieu de 12. ticket resto self, la moitié à peine des jours travaillés, couvrant la moitié d'un seul plat : celui du 1er prix.
a écrit le 01/04/2018 à 11:08 :
Cette affaire Carrefour est symbolique de la gestion néolibérale. Ces situations trahissent le désespoir des salariés qui se voient sacrifiés sur l’autel de la rentabilité. Rentabilité excessive demandée par les actionnaires depuis les années 90/2000.Cette dérive financière, indécente, malsaine, et trop cupide, de l’économie libérale, dont on peut constater qu’elle n’amène que la précarisation des emplois, la stagnation voire le recul des salaires. La grève des salariés de Carrefour entrainera à coup sûr, une révolte dans les autres secteurs de l’économie, car aujourd’hui nous arrivons à un stade ultime. Un travail quel qu’il soit, doit permettre de vivre décemment. La société évoluée que nous prétendons représenter ne peut pas se contenter de ces situations d’asservissement de l’homme, auxquelles conduisent les méthodes de management anglo saxonnes.
Les grandes universités, et écoles de commerce ne génèreraient-elle pas sans s’en douter, des milliers de petits Himmler ?
Qui se préoccupe aujourd’hui, des dégâts humains qu’entrainent ces licenciements ?
Qu’on n’en soit arrivé à ne jauger la qualité d’une entreprise qu’au travers de sa valeur boursière, prouve bien l’état de décadence de notre société. Tout cela risque de mal se terminer.
a écrit le 01/04/2018 à 10:23 :
"Les actionnaires vont toucher, eux, 356 millions d'euros de dividendes"

Le fameux ruissellement.
Réponse de le 01/04/2018 à 15:53 :
Peut-être mais les salariés ont touché combien de salaires, la société à payé combien de charges sociales. j'ajoute que les dividendes sont payés après impôts société et subissent ensuite l'irpp et la CSG, sans compter précédemment l'ISF sur le capital.
La participation est elle déductible de l'IS et bénéficie d'un régime fiscal de faveur.
Réponse de le 01/04/2018 à 18:15 :
"la société à payé combien de charges sociales"

Les cotisations sociales, souvent appelées de manière impropre charges sociales, sont des prélèvements sur la valeur ajoutée, ou l'excédent brut d'exploitation, assis sur les salaires. Les cotisations font partie de la répartition opérée sur la richesse nationale créée au cours de l'année, ou PIB. Elles sont calculées sur la base des salaires. Elles constituent le salaire indirect ou socialisé et sont associées au financement des prestations sociales.Les cotisations sociales correspondent donc à une part socialisée du salaire, c'est-à-dire collectée par des organismes appelés caisses afin d'être redistribuée. Les cotisants bénéficient en contrepartie d’une couverture partielle ou totale de frais divers, engendrés par l'un des grands « risques » que sont le chômage, la vieillesse, la famille, la maladie et les accidents du travail et maladies professionnelles. Cette contrepartie peut être immédiate (risque immédiat), ou différée : le salarié touche une pension à l'âge de la retraite.
a écrit le 01/04/2018 à 10:21 :
Comme le dit la propagande officielle des obligés de Macron la situation s'améliore: pour les plus aisés oui pour les moins aisés des miettes et pour les petits salariés licenciement facilité précarité tout va bien . licenciements chef Carouf France loisirs etc mais des auto entrepreneurs précaires en plus c'est bon pour les stats!
Chez Carouf de mauvais choix statégiques des anciens dirigeants qui sont partis avec des parachutes dorés et ce sont les salariés qui trinquent. c'est ça la modernistion de l'économie française à la sauce Macron!
a écrit le 01/04/2018 à 9:23 :
Donc, ce n'est pas le carrefour de l'emploi ! Effectivement faire carrière dans la grande distribution en ne regardant que sa gondole et son linéaire ne permet pas d'anticiper l'évolution de ce milieu. Dans la vie, il y a les suiveurs et les leaders et malheureusement les syndicats sont des suiveurs et non pas des leaders pour anticiper avec leur branche les évolutions.
a écrit le 01/04/2018 à 8:58 :
Ce n'est pas une grève mais une agression contre les clients.
Ce n'est pas ce genre d'action stupide d'une bande de simplet qui vont résoudre les problèmes.
La mode c'est de tirer sur les actionnaires qui ont perdu une bonne partie de leur épargne. On compare la rémunération des actionnaires ( dividendes) avec une participation aux bénéfices calculée selon la loi.
Il faut comparer ce qui est comparable ; masse salariales et charges sociales d'un coté, dividendes éventuels de l'autre.
Les actionnaires n'ont droit ni à la sécurité sociale ( ils payent la CSG) ni l'assedic, ni la retraite, ni le comité d'entreprise.
Ils faut arrêter les discours démagogiques et essayer ( c'est pas facile) de faire preuve d'intélligence et d'honnéteté.
a écrit le 31/03/2018 à 21:59 :
Ce qui est formidable et admirable en France c'est que l'on ne s'ennuie jamais. Les jours se suivent et ne ressemblent pas, tout peut arriver sans prévenir, le pire et le meilleur, et c'est tellement follement romantique quand on y pense... que c'est pour ça que l'on s'y marie si souvent... et des fois, trop souvent.

La vie y est tellement pleine de surprises, d'inattendue que l'on veut y vivre et y mourir comme dans les plus belles comédies romantiques américaines avec cette musique et ses chansons qui nous rappellent nos plus beaux moments amoureux.

Paris, la France, que du merveilleux, des joyaux superbes que l'humanité tout entière nous envient pour sa belle volonté à faire n'importe quoi, tout le temps, comme si de tout foutre en l'air est de l'art moderne, une avancée pour l'humanité, un réel espoir.
Réponse de le 01/04/2018 à 10:15 :
Sans doute est-ce du 2nd degre ?
Pour ma part, la France ne m'a jamais fait rever.
Raison pour laquelle j'en suis parti.
Pas d'avenir sauf a etre du serail.
Autant dire la firme.
Réponse de le 01/04/2018 à 13:21 :
@ matins calmes

J'ai pensé qu'un peu de lyrisme était de bon aloi en cette fin de semaine pascale. Et La Tribune a cru bon de répéter le message trois fois. :-)

Je pense que la France a déjà fait rêver beaucoup d'adolescents et de jeunes adultes dont j'étais, probablement parce que nous étions si loin de ce pays et qu'il avait de très nombreux attraits culturels, intellectuels et artistiques... et la qualité de vie y signifiait vraiment quelque chose à ce moment là. Mais bon, ma nostalgie n'est plus l'ombre de ce qu'il fut jadis.
a écrit le 31/03/2018 à 21:57 :
Ce qui est formidable et admirable en France c'est que l'on ne s'ennuie jamais. Les jours se suivent et ne ressemblent pas, tout peut arriver sans prévenir, le pire et le meilleur, et c'est tellement follement romantique quand on y pense... que c'est pour ça que l'on s'y marie si souvent... et des fois, trop souvent.

La vie y est tellement pleine de surprises, d'inattendue que l'on veut y vivre et y mourir comme dans les plus belles comédies romantiques américaines avec cette musique et ses chansons qui nous rappellent nos plus beaux moments amoureux.

Paris, la France, que du merveilleux, des joyaux superbes que l'humanité tout entière nous envient pour sa belle volonté à faire n'importe quoi, tout le temps, comme si de tout foutre en l'air est de l'art moderne, une avancée pour l'humanité, un réel espoir.
a écrit le 31/03/2018 à 20:47 :
Ce qui est formidable et admirable en France c'est que l'on ne s'ennuie jamais. Les jours se suivent et ne ressemblent pas, tout peut arriver sans prévenir, le pire et le meilleur, et c'est tellement follement romantique quand on y pense... que c'est pour ça que l'on s'y marie si souvent... et des fois, trop souvent.

La vie y est tellement pleine de surprises, d'inattendue que l'on veut y vivre et y mourir comme dans les plus belles comédies romantiques américaines avec cette musique et ses chansons qui nous rappellent nos plus beaux moments amoureux.

Paris, la France, que du merveilleux, des joyaux superbes que l'humanité tout entière nous envient pour sa belle volonté à faire n'importe quoi, tout le temps, comme si de tout foutre en l'air est de l'art moderne, une avancée pour l'humanité, un réel espoir.
a écrit le 31/03/2018 à 20:38 :
En fait Carrefour n'aurait jamais dû racheter DIA, ça n'allait pas et ça n'allait pas mieux après (moult travaux réalisés, on en avait un en ville, ma voisine âgé ne retrouvait pas son vin bio, normal, donc n'y allait pas). Les effectifs concernés semblent être ceux qui correspondent aux boutiques Dia.
Pour Continent y a longtemps ça a mieux fonctionné sauf qu'on s'est alors retrouvés cernés par les Carrefour dans mon coin (Villejuif/Vitry/Ivry/Orly...)
a écrit le 31/03/2018 à 19:44 :
A qui le tour ?

Le club de livres France Loisirs, affecté par un secteur de l'édition en difficulté, prévoit de supprimer 450 emplois sur 1.800 en France dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi , a annoncé vendredi son patron Adrian Diaconu.
a écrit le 31/03/2018 à 19:34 :
C'est beau le privé :

ENQUETE FRANCEINFO. Surveillance, infiltrations, faux salariés… L'étrange catalogue d'Ikea pour espionner ses employés et ses clients.

https://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/ikea/enquete-franceinfo-surveillance-infiltrations-faux-salaries-l-etrange-catalogue-d-ikea-pour-espionner-ses-employes-et-ses-clients_2682136.html
Réponse de le 31/03/2018 à 20:33 :
vous devriez faire une etude sur le public......... oui y a bcp de gens qui croient qu'etre rentier de la republique c'est de tout repos.......... c'est vrai mais seulement si vous faites parti de la nomenklatura, avec la carte du parti, sinon ca se transforme plutot en goulag, mais ca va, car un camp de gauche est un camp moral, alors les gens sont d'accord, comme on disait du temps de kravchenko...
Réponse de le 01/04/2018 à 9:17 :
Pauvre Churchil, je travail dans le privé .
a écrit le 31/03/2018 à 19:29 :
CICE :

Carrefour n’a donné d’éléments chiffrés sur le sujet que pour une seule année. Son ex-patron, Georges Plassat, assurait ainsi fin 2014 que son entreprise avait perçu 110 millions d’euros au titre du CICE en 2014. L’entreprise avait évoqué la somme de 120 millions pour cette même année 2014, dans un dossier réalisé par le Journal du Net.
Depuis, la direction de l’entreprise a cessé de communiquer sur le montant de l’aide perçue. Mais les syndicats ont pris le relais.
Fin 2017, le groupe CGT de Carrefour s’est appuyé sur le montant du CICE perçu par le groupe pour contester le plan de restructuration annoncé quelques jours plus tôt par l’entreprise. Lors d’une conférence de presse, tenue fin décembre, la CGT avait annoncé que Carrefour percevait «400 millions d’euros par an» d’aides de l’État (CICE, allégement de charges). Combien pour le seul CICE ?
Dans son rapport sur les comptes consolidés de 2016, que CheckNews a pu consulter, le collectif CGT estimait à 134 millions le montant du CICE perçu par Carrefour cette année-là. Contacté, Carrefour indique que les chiffres du syndicat «doivent être dans le bon ordre de grandeur». A l’époque, la direction de Carrefour ne les avait d’ailleurs pas contestés.
En 2014, un autre groupe français de la grande distribution, Auchan, avait inauguré la première polémique liée au CICE : alors que le groupe devait toucher près de 120 millions d’euros au titre du CICE pour 2013 et 2014, la chaîne avait annoncé la suppression de 300 postes en trois ans. Pour 2016, Carrefour a donc touché 134 millions d’euros selon les chiffres communiqués par la CGT (et non démentis par la direction). Pour 2017, il n’existe pas d’estimation mais le montant pourrait être supérieur. Et pour cause, si la masse salariale de Carrefour, à partir de laquelle est calculée le CICE, n’a pas été bouleversée depuis, le taux du CICE, en revanche, a évolué, passant de 6 à 7% entre 2016 et 2017.Lancé par François Hollande à l’automne 2012, et réellement en vigueur depuis le 1er janvier 2014, ce crédit d’impôt avait pour principal objectif de permettre aux entreprises françaises d’embaucher plus grâce à une baisse du coût du travail.Le dispositif a été contesté dès le départ par la gauche du PS car l’aide n’était conditionnée à aucune exigence de la part de la puissance publique (en matière de maintien de l’emploi notamment).
a écrit le 31/03/2018 à 19:29 :
Ayant bossé chez carouf pendant 12 ans, je sais que le succès de cette mobilisation est inédite, pour que les salariés soient aussi mobilisées, il faut que la situation devienne dramatique.
a écrit le 31/03/2018 à 19:00 :
"Les actionnaires vont toucher, eux, 356 millions d'euros de dividendes"

La répartition du capital et des droits de vote au 31 décembre 2016 était la suivante :

http://www.carrefour.com/fr/laction-carrefour/capital-et-actionnariat
a écrit le 31/03/2018 à 18:53 :
En parlant d'augmentation:

Les syndicats de l’usine Whirlpool d’Amiens ont d’abord cru à une plaisanterie. Quand ils ont demandé une augmentation de salaire de 4 % pour les 286 salariés lors de la réunion de négociations annuelles obligatoires, mercredi 28 mars, la direction leur a proposé… un sèche-linge.
« Nous payer avec un sèche-linge, on n’avait encore jamais vu ça ! Est-ce qu’on paye les bouchers en tranches de jambon ?, s’indigne Frédéric Chantrelle, délégué CFDT. C’est du foutage de gueule. On veut du pouvoir d’achat, pas du bricolage. »
a écrit le 31/03/2018 à 18:25 :
Du coup , je suis allé faire mes achats chez LIDL .
a écrit le 31/03/2018 à 18:21 :
"le mouvement traduit aussi la crispation du dialogue social, dont tous dénoncent unanimement la "dégradation". Il est "rompu, c'est marche ou crève"

Avec le dialogue social à la Macron ou Penicaud dans sa loi travail ,c'est plutôt en marche ou crève.
a écrit le 31/03/2018 à 18:20 :
Quelques différences qui peuvent faire sourire entre les "privilégiés" du public et le privé que je note : ( pour les fonctionnaires étatiques pas pour les établissements publics style sncf qui ont des règles étonnantes) : dans la fonction publique d'Etat, si vous faites grève une minute dans la journée, on vous enlève le salaire (traitement) de la journée. Pas dans le privé. Dans la fonction publique étatique, on peut défiler mais pas empêcher l'accès des administrations ni défiler dans les bureaux. Vu carrefour, ce n'est apparemment pas le cas dans le privé ^^.
a écrit le 31/03/2018 à 18:00 :
Les actionnaires de Carrefour sont ds gens heureux....
Date et cours
Jan98 44
nov99 96 (bulle)
Juin12 14
Mars18 17
Cordialement
a écrit le 31/03/2018 à 17:11 :
Et au passage on peut remercier Macron qui a ouvert la voie royale au licenciement de masse avec sa loi "travail" ou plutôt "chômage" si on a un tant soit peu d'honnêteté intellectuelle...

"Entre 40 et 50 millions d'euros" de perte possible de chiffre d'affaires.
CHIFFRE D'AFFAIRES, POSSIBLE. Tout est dit. On parle même pas de perte là, juste qu'ils se feront "PEUT-ÊTRE" un bénéfice moindre...
D'après les propres chiffres officiels de carrefour (doc officiel sur le CA 2017 du site carrefour) : Carrefour a réalisé un chiffre d’affaires de 88240 M€ sur l’année 2017. C'est à dire 88 MILLIARDS d'euros. Et pour une perte possible de 50 MILLIONS d'euros ils licencient 2400 personnes qui auront leur vie mise en danger ? Et on devrait laisser faire ça gentiment. Euuuuh okay. Si c'est ça le monde que vous souhaitez, vous avez bien fait de voter Macron. J'ai hâte que ça soit votre tour :D
PS au journaliste : T'aurais pu aller chercher les chiffres du CA quand même. Je sais qu'il faut pas énerver les grands patrons mais t'abuses un peu là ;) coquin.
a écrit le 31/03/2018 à 16:14 :
C'est le début de la fin, ça sent le redressement judiciaire avant la fin de l'année si la CGT s'en mêle.

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