Pourquoi Lidl multiplie ses supermarché durables
Guillaume Fischer, à Tours
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La nouvelle physionomie des supermarchés Lidl tranche avec l’image low cost dont l’enseigne essaye de se départir.
Reuters
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La nouvelle physionomie des supermarchés Lidl tranche avec l’image low cost dont l’enseigne essaye de se départir.
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Façades végétalisées, panneaux photovoltaïques installés sur les toits, parkings équipés de bornes de rechargements électriques : la nouvelle génération de supermarchés Lidl tranche avec les précédents cubes en béton minimalistes de la marque low cost. L'unité inaugurée le 9 novembre à Saint-Gervais-la-Forêt, à quelques kilomètres de Blois, déploie une architecture plus élaborée à l'extérieur, mais aussi à l'intérieur de la construction. A rebours de la plupart des autres enseignes alimentaires classiques, Lidl a fait de la durabilité de ses constructions une priorité.
Ainsi, le nouveau supermarché, qui a remplacé un précédent site voisin d'ancienne génération, produit sa propre électricité renouvelable. Elle représentera en principe 30% de la consommation totale. Pour ce faire, l'enseigne a positionné quelque 1.000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques sur les toits du bâtiment. La sobriété constitue l'autre axe de la stratégie de Lidl sur le volet énergétique. Grâce à l'installation d'équipements de réfrigération et de cuisson moins gourmands, ainsi qu'à la limitation du chauffage et de la climatisation, l'enseigne prévoit de réduire de 15% sa consommation à Saint-Gervais-la-Forêt. Lidl, qui a commencé à rénover son parc de supermarchés depuis 2012, aurait installé au total quelque 300.000 m2 de panneaux photovoltaïques sur les toits de ses 1.580 points de vente de l'Hexagone.
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Le groupe d'origine allemande veut par ailleurs diminuer l'empreinte carbone de ses bâtiments. Dans ce cadre, Lidl affirme avoir utilisé en priorité des matériaux de construction d'origine locales et majoritairement recyclages pour construire le site du Loir-et-Cher. Il affiche aussi ses ambitions éco-responsables en termes de respect de l'environnement et de la bio-diversité. La végétalisation de la construction permet d'une part sa meilleure intégration dans le paysage. Afin de limiter l'impact de l'artificialisation des sols, les parkings du supermarché ont d'autre part été dotés d'un dispositif de drainage permettant le ruissellement des eaux. Sans plus de précisions, Lidl a investi entre cinq et dix millions d'euros dans sa nouvelle unité. Ce montant significatif permet aussi de proposer des services complémentaires, notamment la présence de bornes de rechargement pour véhicules électriques. « Le réseau de magasins intégrés de Lidl en France s'est engagé concrètement depuis plusieurs années en faveur de la mobilité douce », assure Alexandre Baudart, responsable de la construction au sein de la direction immobilière du groupe. « Il compte aujourd'hui 2.400 points de charge sur le territoire »
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