Turkish Airlines, cette compagnie qui veut doubler de taille en 7 ans

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Turkish Airlines se développe aussi rapidement que les compagnies du Golfe
Turkish Airlines se développe aussi rapidement que les compagnies du Golfe (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La compagnie turque compte disposer d'une flotte de plus de 430 avions pour transporter plus de 100 millions de passagers en 2021. Et veut rester rentable.

Deux fois plus d'avions, deux plus de vols exploités chaque jour, deux fois plus de passagers transportés chaque année : c'est l'incroyable plan de développement que s'est fixé Turkish Airlines d'ici à 2021. "A cet horizon, nous visons un trafic de plus 100 millions de passagers", a expliqué à La Tribune Temel Kotil, le directeur général de la compagnie turque, de passage à Paris en fin de semaine dernière. Soit un doublement de trafic par rapport aux 46 millions de passagers espérés cette année, et du chiffre d'affaires. Ce dernier pourrait atteindre 18 milliards de dollars dans sept ans contre 8 milliards en 2012. Le transporteur turc, qui assure 1.000 vols par jour actuellement, compte en exploiter le double d'ici à sept ans. Pour cela, la flotte, aujourd'hui de plus de 230 appareils, doit également doubler pour atteindre 436 avions d'ici à 2021. Comme elle le fait depuis plusieurs années, Turkish va ainsi augmenter son offre en sièges kilomètres offerts de 20% par an environ au cours des prochaines années. Ce sera le cas en 2014 (notamment en France), grâce à l'arrivée dans la flotte de 16 nouveaux appareils. Turkish Airlines va ouvrir en 2014 douze nouvelles destinations (dont Nantes), qui vont étoffer son réseau déjà gigantesque. La compagnie turque est celle qui dessert le plus de pays dans le monde (105) ! Au final, Turkish Airlines pose ses avions sur près de 240 destinations. Pour la compagnie, l'ouverture en 2018 du nouvel aéroport d'Istanbul, qui a terme doit accueillir 160 millions de passagers, est une nécessité pour sa croissance. L'aéroport Atatürk est aujourd'hui proche de la saturation. Temel Kotil s'est déclaré confiant sur la capacité d'ouvrir la première phase de l'aéroport en 2018, mais a néanmoins indiqué qu'il disposait d'un "plan B" au cas où.

 Un nain il y a encore 10 ans

Un développement mené sur un rythme effréné qui n'est pas sans rappeler celui des compagnies aériennes du Golfe, comme Emirates, Qatar Airways ou encore Etihad Airways. En 2003, la compagnie turque ne transportait que 10,4 millions de ses passagers sur les 65 appareils qui composaient sa flotte. Une croissance que Temel Kotil veut rentable. "Nous devons atteindre ces objectifs sans perdre d'argent", déclare-t-il. Au cours de ces dernières années, Turkish Airlines n'a cessé de dégager des bénéfices. Au cours des neuf premiers mois de l'année, son bénéfice opérationnel a bondi de 12%, à 1,303 milliard de livres turques (467 millions d'euros) pour un chiffre d'affaires de 13,9 milliards de livres (4,9 milliards d'euros). Soit une marge opérationnelle de plus de 10%.

Meilleure performance de l'AEA

Une performance liée à la légèreté de la structure de coûts de Turkish Airlines, en raison de la faiblesse des coûts de main d'œuvre et à une gestion rigoureuse d'une manière générale.

"Depuis 10 ans, nos coûts unitaires ont baissé régulièrement. Nos coûts au siège kilomètre offert s'élève à 8 cents (en dollars). C'est la meilleure performance de tous les membres de l'association européenne du transport aérien (AEA, à laquelle appartient Turkish Airlines)", indique Temel Kotil, le nouveau président de cette association.

Et de préciser que cette rigueur sur les coûts ne concernait pas tout ce qui touchait le confort du passager. En effet, depuis plusieurs années, Turkish s'est lancée dans une stratégie de montée en gamme qui contribue à son succès actuel. « Il y a plus de 3 milliards de passagers aériens dans le monde. Ils n'appartiennent à aucune compagnie. Ce sont eux qui choisissent les compagnies avec lesquelles ils souhaitent voler. Si votre produit est cher et de mauvaise qualité, les clients iront voir ailleurs », résume-t-il.

 

Quelle alliance en Europe?

Interrogé sur la décision de Lufhansa d'arrêter son partenariat avec Turkish Airlines, mais aussi de son avenir dans Star Alliance, Temel Kotil n'a rien ajouté de plus par rapport à son communiqué de la semaine dernière, disant qu'il regrettait la décision unilatérale de Lufthansa et qu'il était un membre à part entière de Star Alliance.

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Commentaires
a écrit le 08/04/2016 à 0:47 :
J'espère que turkish airlines aura des gros porteurs comme les B747 ou comme les a380
a écrit le 17/12/2013 à 13:14 :
Bravo !!!
Nous les attendons avec impatience à Nantes

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