Air France-KLM : le gouvernement néerlandais fait plier les pilotes de KLM
Fabrice Gliszczynski
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REGIS DUVIGNAU
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L'inflexible ministre des finances néerlandais, Wopke Hoekstra, a tordu le bras des pilotes de KLM. Ces derniers, qui avaient signé avec la direction un accord de baisse de rémunération jusqu'en 2022, ont accepté de le prolonger jusqu'en 2025, comme l'exigeait Wopke Hoekstra pour débloquer l'aide d'Etat du gouvernement néerlandais. Décidé en juin, cette aide passe par un prêt bancaire de 2,4 milliards d'euros, et un prêt direct de l'Etat d'un milliard d'euros. Sur cette enveloppe de 3,4 milliards, 900 millions d'euros ont néanmoins déjà été tirés, selon Air France-KLM.
Cet accord porte sur la baisse d'éléments de la rémunération et sur le renoncement à des augmentations futures négociées avant la crise. Au total, l'effort va jusqu'à 20% de la rémunération.
Le gouvernement néerlandais a dans la foulée validé son aide.
Des consultations intensives" entre KLM et les syndicats ont abouti à un "résultat positif", ont déclaré Wopke Hoekstra et la ministre des Infrastructures, Cora van Nieuwenhuizen, dans une lettre au parlement. "Le cabinet peut donc accepter le plan de restructuration et l'a depuis confirmé au directoire de KLM", ont écrit les deux ministres.
C'est donc la fin au psychodrame observé ces derniers jours aux Pays-Bas. Vendredi, peu après l'annonce des résulats trimestriels d'Air France-KLM, Wopke Hoekstra avait lancé un ultimatum aux syndicats de KLM en leur disant qu'ils avaient jusqu'au lendemain 11 heures pour accepter une baisse de salaire pendant cinq ans en contre-partie de l'aide de l'Etat néerlandais. Objectif : caler l'effort des salariés sur la durée des prêts et non pas sur celle des accords collectifs.
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Si des syndicats de personnels au sol et d'hôtesses et stewards avaient donné leur accord samedi (pour information, les salariés gagnant moins de 38.000 euros par an ne sont pas concernés par l'accord), le syndicat des pilotes VNV avait refusé d'en faire autant, jugeant inacceptable la demande de dernière minute du gouvernement. Face à ce refus, La Haye avait décidé de geler son aide.
Fabrice Gliszczynski
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