Air France-KLM ne prévoit pas de reprise avant juillet 2021
Fabrice Gliszczynski
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Fabrice Gliszczynski
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Avec les reconfinements qui se succèdent en Europe et les restrictions de voyage qui accompagnent la propagation du Covid-19, le transport aérien européen entre dans une longue période d'hibernation, qui pourrait durer au-delà du printemps selon Air France-KLM. En effet, le groupe franco-néerlandais n'envisage pas de reprise avant le mois de juillet 2021, au mieux.
Ce dernier parlait en termes "de capacités et de revenus".
Si aucune indication sur le niveau d'offre envisagé l'an prochain n'a été communiquée, le groupe a décidé de réduire la voilure au dernier trimestre 2020. Après avoir mis en ligne 42% des ses capacités entre juillet et fin septembre, Air France compte assurer moins de 35% de son offre (en sièges kilomètres offerts) au cours des trois derniers mois de l'année et KLM moins de 45%.
Avec la multiplication des reconfinements, les risques d'une troisième vague de l'épidémie, et l'ampleur de la crise économique sur les ménages et les entreprises, les prévisions de reprise potentielle d'Air France-KLM n'étonnent personne. Selon le site executivetraveller.com, Qantas, par exemple, a fermé ses réservations de vols long-courriers jusqu'en octobre 2021!
À lire également
Présentés par les professionnels du transport aérien comme la solution pour relancer le trafic même s'ils ne sont pas aussi fiables que les tests PCR, les tests rapides dans les aéroports pour les passagers au départ (appelés tests antigéniques) n'auront pas d'effets positifs à court terme, comme l'avait expliqué ADP la semaine dernière. Ils doivent en effet être acceptés au préalable par un grand nombre de pays pour pouvoir favoriser une reprise du trafic aérien. Pour autant, quand bien même un consensus émergeait sur l'utilisation de ces tests, seul un vaccin permettra vraiment de relancer le trafic.
Fabrice Gliszczynski