Financement du « plan vélo » : le cri d’alarme des collectivités
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Des cyclistes à Strasbourg.
Reuters
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Le « plan vélo » va-t-il dérailler ? C'est ce que les collectivités redoutent. Dans une lettre au Premier ministre, l'association Vélo & Territoires et le Club des villes & territoires cyclables et marchables (CVTCM), qui représentent plusieurs centaines de collectivités, tirent la sonnette d'alarme. Elles s'inquiètent pour l'avenir de ce programme à 2 milliards d'euros, qui a été lancé l'an dernier par Elisabeth Borne, et doit s'achever en 2027. Celui-ci prévoit différentes mesures pour démocratiser le vélo dans l'Hexagone. L'ex-locataire de Matignon s'était engagée à quintupler, via le Fonds mobilités actives qui a vu le jour en 2019, les aides financières aux collectivités pour favoriser ce mode de transport. Son objectif principal : atteindre les 100.000 km de voies cyclables en 2030.
Dans un courrier au nouveau Premier ministre Michel Barnier daté du 17 septembre, auquel La Tribune a eu accès, les associations ne cachent pas leur désarroi. « Nous souhaitons vous alerter sans attendre au sujet du Fonds mobilités actives qui est en pause en 2024 », déplorent-elles. Pour décrocher des subventions pour leurs projets de pistes cyclables, les collectivités ont répondu à un appel à projets fin 2023. « Les résultats devaient être connus avant l'été, mais nous n'avons toujours aucune nouvelle, fustige Catherine Pilon, la secrétaire générale du CVTCM. Personne ne répond ! »
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De plus, le lancement d'un autre appel à projets, prévu au printemps dernier, n'a toujours pas vu le jour. « De nombreux territoires périurbains et ruraux attendent la relance du deuxième appel à projet (...) qui avait connu un grand succès en 2023 et était annoncé pour avril 2024 », pestent les associations. « Rien ne laissait présager un coup d'arrêt à une politique engagée en 2019 et que vos prédécesseurs ont souhaité amplifier, avec l'adoption d'un nouveau plan vélo et marche 2023-2027 », poursuivent-elles dans leur lettre à Michel Barnier, sans cacher leur « incompréhension » ni leur « intense déception ». Interrogé par La Tribune, Matignon n'est pas en mesure, à ce stade, de répondre à nos questions.
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