Le train du futur Hyperloop pourrait débarquer en Grande-Bretagne

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Quelques mois après le test du premier prototype dans le désert du Nevada, le gouvernement anglais pourrait accueillir le projet Hyperloop.
Quelques mois après le test du premier prototype dans le désert du Nevada, le gouvernement anglais pourrait accueillir le projet Hyperloop. (Crédits : Kevin Krejci/Flickr/CC)
Le projet futuriste de train supersonique d'Elon Musk, Pdg de Tesla et fondateur de SpaceX pourrait voir le jour en Grande-Bretagne.

Le gouvernement britannique semble très intéressé pour développer le train du futur sur son territoire. C'est ce qui ressort d'une enquête publiée par Wired et qui explique que deux sociétés américaines sont en contact avec l'exécutif anglais. D'après un membre de la firme Hyper Loop One, le gouvernement aurait apporté "une solide réponse" sur le potentiel des infrastructures de transport anglaises. Cette annonce a eu lieu quelques mois après que des représentants du gouvernement ont assisté à des essais du fameux train dans le Nevada en mai dernier.

La firme américaine est également en discussion avec le groupe Peel qui possède la route Manchester Canal. "L'Hyperloop pourrait connecter toutes les grandes métropoles du nord de l'Angleterre entre elles, et pas juste Londres," explique Alan James, vice-président du développement commercial à Hyperloop One. Il prend l'exemple de Londres/Manchester "qui pourrait se faire en 18 minutes."

Une autre compagnie américaine basée à Los Angeles est également en contact avec le gouvernement anglais. Il s'agit de Hyperloop Transportation Technologies. "J'ai rencontré David Cameron (ndlr : quand il était encore au pouvoir)" explique Bibop Gresta, directeur des opérations chez HTT.

Cependant, l'auteur de l'article de Wired est prudent sur ces prises de contact. Il a tenu a rappelé que Hyperloop One a également fait des études de faisabilité du projet dans d'autres pays comme en Russie ou à Dubaï. "Alors que la société Hyperloop One est entrain de construire un prototype dans le désert du Nevada, personne ne travaillait sur d'autres prototypes."

Par ailleurs, les experts interrogés par Wired ont expliqué que la mise en place des infrastructures allait prendre des années, voire des décennies en raison des exigences de régulation, du coût d'acquisition des terres et des procédures complexes inhérentes à un tel projet.

Des annonces antérieures

Ce n'est pas le première annonce de ce genre qui circule. En mars dernier, HTT avait annoncé avoir obtenu un accord avec l'administration slovaque pour construire un système de transport d'ici 2020. Par ailleurs, la volonté de voyager à grande vitesse sur coussin d'air n'est pas un rêve récent comme le rappelait Hervé de Treglode, ingénieur en chef des Mines pour la Tribune. Ce dernier relevait tous les obstacles à surmonter par le projet Hyperloop comme la solidité des tubes qui font circuler les trains et qui seraient soumis à des pressions importantes en raison de la vitesse de l'engin (le but est d'atteindre 1200 km/h).

Ainsi, si de nombreux acteurs semblent intéressés par le projet Hyperloop comme la SNCF qui a investit récemment dans ce moyen de transport, le train supersonique ne semble pas prêt à être utilisé par le grand public.

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Commentaires
a écrit le 11/09/2016 à 16:16 :
Très bien, magnifique, splendide ... Et après ? On passera encore plus de temps sur les consoles de jeux vidéo ou devant le grand écran de télé grâce auxquels nous savons de mieux en mieux perdre le temps ainsi gagné !
a écrit le 07/09/2016 à 14:23 :
Ce qui a condamné l'aérotrain, ce n'est pas la préférence de la SNCF pour un TGV qui n'était qu'un vague projet à l'époque, mais le choc de la crise pétrolière. L'aérotrain consommait énormément pour générer son coussin d'air de sustentation
Avec seulement 80 places assises contre 510 places dans un TGV Duplex qui peut circuler par paire, l'aérotrain n'aurait jamais pu être un transport de masse.
Enfin l'aérotrain nécessitait une infrastructure dédiée et ne pouvait donc pas profiter comme le TGV d'un effet réseau. Construire une voie d'essai dans la Beauce, ça allait, mais en milieux urbain, cela aurait été très compliqué, sans compter les problème d'"aiguillage" et de rebroussement ...

Bref l'aérotrain est une idée d'une époque révolu où on croyait que tout était possible, mais qui s'est avéré être finalement une impasse technologique ...
Réponse de le 11/09/2016 à 11:41 :
Faux, ça c'est le story telling de la SNCF, on peut aujourd'hui se procurer les témoignages de ceux qui devaient faire de la dernière version de l'aérotrain (le S44) un système de transport complet et qui démontrent bien que 'abandon est politique + syndical et non le fait d'une impasse technologique.
Deux points importants : le coussin d'air lui même ne consomme rien, environ la puissance d'un moteur de voiture pour une rame entière (il était d'ailleurs alimenté par un moteur de Gordini dans les premiers protos ! ) et d'autre part les dernières versions d'aérotrain (S44, Rohr) étaient électriques et partageaient avec l'hyperloop son moteur à induction linéaire. Rien n’empêchait de faire des rames de dizaines de wagons, le proto ne faisait que 80 passagers simplement pour des raisons de coût
La SNCF a occulté totalement l'existence de ces versions électriques silencieuses et efficientes, préférant, pour mieux l'enterrer, communiquer sur le gouffre financier et le bruit que représentait l'aérotrain "a réacteur" de la ligne connue de tous .
Mais la SNCF a surtout occulté ce qu'implique son TGV chéri : les LGV dont les coûts délirants dépassent de très loin les voies surélevées légères de trains tels que l'aérotrain ou l'hyperloop qui se construisent en quelques mois.

Au final l'hyperloop a toutes les chances de finir comme l'aérotrain : il faut le concours de tout un état et le moins de blocages possible de la part de l'opérateur historique (SNCF chez nous, AMTRACK aux US, mais les allemands ont aussi bloqués leur propre Transrapid) pour installer un nouveau paradigme ferroviaire.
et jusqu'à preuve du contraire, c'est impossible.
a écrit le 07/09/2016 à 11:43 :
Très grand projet de moyen de transport pour le futur et pour la socièté Hyperloop, projet très futuriste avec un transport à plus de 1200 km/h ce qui est particulièrement impressionnant, idem pour le projet Hinkley Point pour la construction de futurs centrales nucléaires de type EPR en Grande Bretagne pour un futur de l'industrie nucléaire plus sûr et plus sécuritaire. Oui les projets futuristes existent et feront avancer le monde surtout avec l'Hyperloop américain (en Californie) !!!
a écrit le 07/09/2016 à 10:52 :
Il y a eu des expérimentations en France dans les années 70 pour construire un train à grande vitesse sur monorail avec coussin d'air (et propulsion par turboréacteur). C'était l'aérotrain de Jean Bertin, qui a atteint la vitesse de 430 km/h en essais. On peut encore admirer les structures en beton du monorail quelque part en Beauce au sud ouest de Paris. Pour des raisons politiques (plus que techniques) le TGV sur rail lui a été préféré.
L'hyperloop utilise également le coussin d'air comme indiqué dans l'article, mais avec une propulsion magnétique et un vide d'air poussé dans le tube, afin de réduire au maximum les frottements (et donc permettre une vitesse plus grand et une énergie de propulsion moindre).
Réponse de le 07/09/2016 à 11:38 :
Il me semble qu'on voit un bout du rail de l'aérotrain en allant de Paris vers Orléans (par la nationale). Sais pas combien il consommait à l'heure, le réacteur.

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