Quel avenir pour l’aéroport de Dinard-Pleurtuit sans Ryanair ?

Pascale Paoli Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Christian Hartmann

Pascale Paoli Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Christian Hartmann
Depuis plusieurs semaines, la situation de l'aéroport de Dinard-Pleurtuit fait réagir presque tous les candidats aux Régionales et aux Départementales. Dans un contexte de déficit annuel de l'ordre de 800 000 euros, la décision de la compagnie irlandaise low-cost Ryanair de suspendre définitivement la ligne commerciale Dinard-Stansted au Royaume-Uni a scellé en avril le sort des 18 salariés de l'aéroport. Employés au service escale et sûreté, ils voient leur emploi supprimé à compter de juillet. Ils viennent d'apprendre la validation du plan de licenciement et attendent leur lettre recommandée et les propositions de reconversion possible.
Ryanair opérait des vols commerciaux à Dinard-Pleurtuit depuis 1999 et était la seule compagnie présente. Seuls les vols industriels de Sabena Technics (maintenance et négoce de pièces) et les vols privés d'affaire sont maintenus, ainsi que l'emploi des neufs pompiers, actuellement formés aux tâches des salariés licenciés.
Alors que les représentants du personnel de Sabena Technics, également installée sur la zone aéroportuaire de Dinard, expriment eux aussi des craintes sur la pérennité de leur entreprise, c'est l'avenir de l'ensemble du site et des pistes de l'aéroport qui se trouve en péril.
« La crise sanitaire a sans doute enfoncé le clou et a eu raison du statut de mono-compagnie de l'aéroport. Mais il y a eu aussi un manque patent de développement et d'ambition pour cet aéroport » peste un salarié. « Il faudrait en revanche éviter que cette plateforme aéroportuaire ferme, sinon elle ne rouvrira jamais. C'est quand même une bonne porte d'entrée pour le tourisme et l'attractivité. »
En mai dernier, Gilles Lurton, le maire de Saint-Malo avait aussi considéré que « tout n'avait pas été mis en œuvre pour rechercher ou retenir de potentielles liaisons susceptibles d'assurer le maintien de l'aéroport de Dinard-Pleurtuit ».
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Pascale Paoli Lebailly
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie