Immodelise démocratise l'usage de la 3D

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La jeune PME vient de signer plusieurs gros contrats et partenariats avec notamment Mobilier de France. Elle cherche des fonds.

Utiliser la 3D couplée à la mise en valeur virtuelle (« home staging ») d'un bien immobilier pour pouvoir en tirer un meilleur prix : telle est l'idée développée par Youness Benammou avec sa société Immodelise. En homme d'affaires aguerri (il avait cofondé, en 2002, Kirrio qui réalisait 45 millions d'euros de chiffre d'affaires lors de son rachat par Michelin en 2005), Youness Benammou s'appuie sur trois partenariats signés cette année avec les sites vizeet.fr (pour l'immobilier ancien), ou-investir.com (pour la construction neuve) et entreparticuliers.com qui, dès la rentrée, vont proposer à leurs prospects de valoriser leur annonce avec une approche 3D.

La démarche est simple : l'utilisateur fournit les plans qu'Immodelise exploite ensuite pour proposer une vision neutre des pièces (nues avec des murs blancs) et, dans un deuxième temps, une vision rafraîchie des espaces, aménagés virtuellement par une décoratrice professionnelle. Ces vues seront hébergées sur un portail dédié, projetezvous.com, également accessible en direct, pour un coût variant entre 199 et 399 euros, selon les options choisies.

archis et décorateurs visés

Youness Benammou prévoit déjà d'autres développements, notamment sur le marché de la décoration pure. Immodelise, basé à Longvic (Côte-d'Or) a signé avec Mobilier de France un premier contrat pour numériser son catalogue. Le but : offrir dès la rentrée ce service 3D aux clients de l'enseigne, dans 60 de ses points de vente, après avoir formé les commerciaux. Les décorateurs et les architectes font également partie de la cible visée par Immodelise, qui a développé deux produits simples d'utilisation, à un prix défiant toute concurrence, grâce au partenariat avec l'éditeur de logiciels YFCad.

Pour continuer son développement et lancer d'autres projets, Youness Benammou doit lever quelque 200.000 euros. Dès cette année, il devrait réaliser 150.000 euros de chiffre d'affaires. D'ici à 2012, il devrait atteindre les 900.000 euros, pour une dizaine de salariés.

Alexandra Caccivio, à Dijon

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