Un contrat de travail ad hoc pour les start-up ?

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Et si le mouvement des Pigeons était finalement passé à côté du vrai sujet, celui qui préoccupe la plupart des jeunes start-up et ceux qui les financent, en particulier les business angels ?

Certes, la question de la fiscalité des plus-values n'est pas anodine. Mais à leurs débuts, la plupart des jeunes entrepreneurs, en tout cas ceux qui n'ont pas besoin de lever énor-mément de fonds et restent donc dans des modèles économiques très modestes, ont un tout autre souci dès qu'ils envisagent de grossir : comment et surtout dans quel cadre recruter de nouveaux collaborateurs?

Soumis à des contraintes multiples, au même titre que les autres entreprises, ils n'ont généralement pas les moyens techniques et humains pour jongler le plus efficacement possible avec tous les dispositifs mis à leur disposition : contrats de qualification, CDD... Une précarité qui n'aide d'ailleurs ni à attirer les meilleurs talents dans des projets qui sont toujours à risque, ni à fidéliser des recrues talentueuses. Résultat, un gros turnover.

À l'inverse, le classique CDI constitue une charge potentielle relativement lourde en cas de difficulté et fait souvent l'objet de veto de la part des investisseurs. D'où cette idée qui commence à germer : proposer un statut particulier de contrat de travail pour les jeunes entreprises.

La matière est sensible, pour ne pas dire explosive, moins de quatre moins après l'envol des Pigeons et quelques jours seule-ment après la fin de la négociation sur la flexisécurité. Elle n'en reste pas moins un sujet.

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Commentaires
a écrit le 06/02/2013 à 2:18 :
Super cet animal pigeon-mouton!!!Je me retrouve à 100% dans cette espèce qui a priori est la plus répandue.
Pourquoi?
Plumé en taxes et impôts divers à fond la caisse;
Tondu comme indiqué ci dessus.

Le plus triste c'est que malgré tout c'est toujours pire et pas d'amélioration en vue; et les pigeons-moutons se montent les uns contre les autres.
D'autre part, avec tout ce qu'on nous rackette, une énorme partie va dans des poches autres que la bonne dépense publique utile à tous les citoyens.
Si on supprimait les caisses noires; les organismes sans utilités mais si onéreux et véritables refuges pour caser des copains avec de multiples privilèges injustifiés bien entendu.

Mais bon la recette toujours employée c'est l'essorage des mêmes et ce jusqu'à nous faire croire que nous vivons à crédit (donc au dessus de nos moyens).
A méditer pour ceux de droite comme de gauche (si ces mots ont encore un sens).
a écrit le 05/02/2013 à 12:06 :
Bonjour c'est papy Mougeon ! Esse que pour toucher le schim..min..bilick , ( pour se faire engager NDLR) , il faut connaître le nombre de poils du mouton pigeon sur la photo ?
a écrit le 04/02/2013 à 22:57 :
Mouais... le vrai problème c'est surtout que la dépense publique est trop élevée en France pour des services publics de qualité assez médiocre. Les résultats de l'investissement que font les français ne se montrent pas à la hauteur. Tout le reste, dont cette analyse n'est que littérature. Starts up innovantes ou commerces traditionnels, tout le monde paye trop de charge dans ce pays. Avant de faire la charité, l'Etat devrait s'assurer que chacun soit en mesure de payer l'essentiel de manière autonome. On est loin du compte en France !

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