Le sous-traitant aéronautique Aertec a vendu un demi-million de masques lavables

Florine Galéron
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Rémi Benoit

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"C'est bien simple. Sans les masques, nous aurions arrêté l'atelier fin mars", lance Philippe Billebault, président-fondateur du groupe Aertec. Ce sous-traitant aéronautique de 250 salariés avait inauguré fin septembre une nouvelle usine à Toulouse pour fabriquer des rideaux plissés pour les cabines d'avions et des kits de moquette (pour ATR, les Boeing 777 et 787 ainsi que les Airbus A330, ndlr). "Le site assurera aussi la maintenance de sièges d'avions et disposera d'un bureau d'études ainsi que des directions commerciale et qualité", nous expliquait alors le dirigeant.

Aertec produit des rideaux pour Airbus et Boeing (Crédits : Rémi Benoit).
Mais le Covid-19 a tout bouleversé.
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Dès le début du confinement, le chef d'entreprise décide alors de convertir son activité textile pour répondre à la forte demande à venir de masques. ll investit 300 000 euros pour réaménager l'atelier de rideaux et acquérir des machines supplémentaires de soudure par ultrasons nécessaires à la fabrication de ces masques lavables non tissés. La production décolle très rapidement.
Florine Galéron