Aéronautique : l'emploi marque le pas en Occitanie
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La filière aéronautique et spatiale a créé seulement 500 postes en Occitanie en 2024.
Rémi Benoit
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La filière aéronautique et spatiale a créé seulement 500 postes en Occitanie en 2024.
Rémi Benoit
L'heure n'est plus aux plans de recrutements massifs en Occitanie. Pendant deux années consécutives (en 2022 et 2023), Airbus a crevé le plafond des embauches avec près de 3 000 personnes par an en Occitanie pour relever le défi d'une remontée express des cadences aéronautiques après le choc du Covid. Changement de ton l'année dernière, puisque le géant européen a annoncé un gel des embauches chez les cols blancs. La fin d'une folle vague de recrutements est observée sur l'ensemble de la filière aéronautique et spatiale.
Bastion historique de l'aérospatial, l'Occitanie concentre 110 000 salariés (hors intérim) sur ces activités au sein de plus de 800 entreprises. D'après une étude de l'Insee publiée ce jeudi, les entreprises de la filière aéronautique et spatiale ont créé seulement 500 postes dans la région l'an passé, soit une hausse de l'emploi salarié de 0,4 % et un net ralentissement par rapport à l'année 2023 (+4,4 %). L'emploi aérospatial reste cependant légèrement plus dynamique que l'emploi régional qui ne progresse que de 0,2 % en 2024.
La dynamique est aussi très hétérogène suivant les activités. Du côté des industriels, l'emploi progresse de 2,5%, soit 1 700 créations de postes en Occitanie, porté par les avionneurs et fabricants de satellites comme par la chaîne d'approvisionnement. À l'inverse, l'emploi se détériore dans le segment tertiaire de la filière qui perd 1 200 emplois en 2024, essentiellement lié aux activités informatiques de la filière, où l'emploi est en net recul (-5,3 %). Ce recul de l'emploi dans les activités informatiques est observé sur d'autres pans de l'économie.
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Mais, rappelle l'Insee, « dans la filière, il peut être aussi lié à un recentrage d'Airbus sur les activités de production, dans un contexte de difficultés à accélérer les cadences de livraisons et en l'absence de nouveaux grands programmes ». En milieu d'année 2024, Airbus a été contraint de revoir à la baisse son objectif initial de livraisons d'aéronefs du fait de tensions persistantes sur la chaîne d'approvisionnement. Le premier fabricant mondial a livré 766 avions en 2024 alors que l'objectif initial était de 800 précédemment, et le groupe décalé à 2027, contre 2026 précédemment, son objectif de produire 75 A320 par mois.