Un ballet incessant d'engins de chantier défile ce vendredi matin à vive allure devant le ministre des Transports. Dans cette petite commune tarnaise de Cuq-Toulza, à une heure de Toulouse, les ouvriers ont repris cet été les opérations de terrassement pour permettre la réalisation de la future autoroute entre Toulouse et Castres, l'A69.
Commencée au printemps 2023, la portion d'autoroute de 53 kilomètres devait entrer en service fin 2025. Mais le chantier a été suspendu fin février à la suite de la décision du tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'ensemble des autorisations environnementales de l'ouvrage, faute de raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) justifiant sa construction. Fin mai, l'État a obtenu un sursis permettant de reprendre le chantier qui est en ce début du mois de septembre « en pleine effervescence » d'après Atosca, le concessionnaire de l'autoroute.
« Actuellement, 800 personnes et 320 engins sont mobilisés sur le chantier et d'ici la fin du mois de septembre, nous arriverons à 1000 personnes et 350 machines comme avant l'arrêt du chantier », explique Martial Gerlinger, son directeur général. Depuis le mois d'août les ouvriers travaillent en 2x8 pour mettre les bouchées doubles. « Je travaille de 5 heures à 14 heures et une autre équipe va ensuite assurer de 14 heures à 23 heures », explique Yannick Verdière, chef d'équipe au sein de Guintoli, société chargée de la construction de l'A69.