Industrie minière : le charbon, fer et cuivre, bientôt « has-been » ?

Mines de cuivre
Reuters

Mines de cuivre
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Le boom des véhicules électriques et le renforcement de la demande industrielle qui en découle ont eu un effet positif sur la demande pour les ressources minières africaines. Un enthousiasme qui ne touche pas les segments, dits traditionnels, du charbon ou du fer, traditionnellement pilier de l'offre exportable africaine. Les nouvelles niches de croissance pour les opérateurs miniers présents en Afrique résident dans de minerais comme le lithium, le cobalt, le praséodyme ou encore le néodyme.
Contrairement aux exploitations minières « traditionnelles » qui nécessitent un investissement lourd pour la mise en place de port et de rail reliant les mines aux hubs régionaux de distribution, à l'image des complexes de BHP Billiton et de Rio Tinto, ces mines d'un nouveau genre sont beaucoup plus petites et moins budgétivores, ce qui renforce leur attrait pour les investisseurs du secteur.
L'investissement de 17 millions de dollars (12 millions de livres) annoncé en novembre dernier, par le négociant hongkongais Noble Group dans un projet de terres rares au Malawi témoigne par exemple de l'intérêt pour ce segment. Ce mouvement financier de Noble Group vise selon Mkango Resources, l'exploitant à rediriger ses dépôts de néodyme et de praséodyme vers la fabrication d'aimants destinés à la production de véhicules électrique et d'éoliennes.
En Tanzanie, c'est le fonds d'equity américain Denham Capital Management qui a décidé de miser sur l'exploitation de niobium extrait du site de Panda Hill, au nord de la Tanzanie. Ce matériau est utilisé pour alléger le poids de l'acier, notamment au niveau des tuyaux industriels et des pièces d'avion. Le niobium n'est actuellement extrait que dans trois endroits sur terre.
Dans un autre pays minier, au Mozambique, c'est la course aux gisements de graphite. Traditionnellement utilisé par les aciéries et les fabricants de lubrifiants, le graphite a acquis une nouvelle place au soleil avec l'explosion de la demande pour les batteries lithium-ion, indispensables à l'alimentation des véhicules électriques de nouvelle génération. L'Australien Syrah Resources s'est déjà positionné sur ce segment, avec des premières livraisons de graphite mozambicain qui ont démarré en novembre dernier.
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Le mastodonte Glencore a de son côté annoncé son intention de renforcer sa production de cobalt en RDC, alors que son investissement dans le pays était motivé dans un premier temps par ses ressources de cuivre. Ce revirement s'explique par le hausse des prix du minerai, composant clé des batteries pour véhicules électrique. Le cobalt a ainsi vu son prix tripler depuis 2016, ce qui a poussé Glencore à lancer le doublement de son rythme de production pour atteindre 58.000 tonnes d'ici 2019, soit près de 40% de l'offre mondiale. Le renforcement de l'outil de production de Glencore pourrait également profiter à Kinshasa qui pourrait classer le cobalt comme « substance stratégique » et porter son imposition des 2% actuels à 10%.
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Le lithium fait également partie des minerais qui ont la cote. Ce minerai a pour spécificité d'être présent dans les sous-sols de plusieurs pays africains, notamment le Congo, la Namibie, le Niger ou encore la Côte d'Ivoire. Une aubaine pour les opérateurs minier « junior » ou de petites tailles. Ces structures profitent de cette « abondance » pour se positionner dans l'exploitation de lithium en pariant sur le boom attendu des batteries automobiles.
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