Les transats s'offrent une nouvelle vie

L'enseigne de jardineries Botanic s'associe au fabricant Lafuma pour recycler les toiles des fauteuils.
(Crédits : Lafuma)

à l'arrivée des beaux jours et à quelques semaines de la plage, « Offrez une seconde vie à vos transats » proposent de concert le fabricant d'articles textiles Lafuma, basé dans la Drôme, et l'enseigne de jardineries Botanic, implantée en Haute-Savoie. Jusqu'au 15 août prochain, les clients peuvent ainsi rapporter dans les 59 magasins Botanic, hormis celui d'Annecy-le-Vieux, leur ancienne toile de transat Transatube Lafuma, classique de la marque qui figure parmi les plus vendus. Le tout en échange de 20 % de remise sur l'achat d'une toile neuve. « À cette occasion, nous avons mis en place un présentoir avec des toiles mandarine, kiwi, blanc, havane et océan, afin que les clients puissent s'offrir un produit à la mode tout en adoptant une démarche écologique », explique Stéphane d'Halluin, responsable développement durable et qualité chez Botanic. « À ce jour, nous avons vendu plus de 600 toiles, mais les clients n'ont encore pas pris l'habitude de rapporter les leurs. Certains en achètent pour en avoir d'avance, précise Christine Michellier, chef de produit mobilier extérieur. Il faut le temps que cela se mette en place, d'autant que le gros de la vente se fait en mai et juin. » Les toiles collectées seront recyclées en Italie par le groupe isérois Ferrari. Fournisseur de toile en Batyline® à l'origine du projet, il a développé un procédé de recyclage en circuit fermé, avec broyage, dissolution sélective, séparation des ?bres, précipitation du PVC et régénération du solvant.

Impact carbone réduit

L'objectif de cette opération ? Permettre aux clients de réduire l'impact environnemental des transats en changeant uniquement leur toile, tout en conservant l'armature du Transatube plus longtemps. En effet, l'analyse de cycle de vie réalisée par Lafuma a montré que la plupart des impacts environnementaux provenaient de la consommation de ressources naturelles pour les matériaux utilisés, puis de la mise en décharge ou de l'incinération du produit en ?n de vie. En cause : l'armature du transat, constituée d'un acier choisi pour sa résistance et sa durabilité, même s'il est pour moitié recyclé. En remplaçant la toile trois ans après, au lieu d'acheter un nouveau transat, les consommateurs augmentent ainsi d'autant la durée de vie de leur produit et contribuent à réduire de 75 % ses impacts sur l'environnement. L'empreinte carbone s'en trouve quasiment divisée par deux, passant de 26,6 kg à 14,3 kg équivalent CO2, selon le cabinet conseil Evea, spécialiste de l'analyse de cycle de vie. L'opération devrait être très certainement reconduite l'année prochaine. n

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