• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Climat

Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur

Photo de Mathieu Viviani

Mathieu Viviani (à Stockholm en Suède)

Publié le 03 juin 2026 à 05:25 - Mis à jour le 08 juin 2026 à 20:45

Un cadre de la société Holmen, un des plus gros gestionnaires de forêts en Suède, explique comment il replante des arbres.

Un cadre de la société Holmen, un des plus gros gestionnaires de forêts en Suède, explique comment il replante des arbres.

Mathieu Viviani

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 4

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 5

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

  • 6

    Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Avec 70 % de son territoire couvert de forêts, la Suède a fait du bois l’un des piliers de son économie. Construction, papier, énergie, carburants durables ou matériaux innovants : le royaume scandinave mise sur la « bioéconomie », pour valoriser chaque composant de l’arbre, malgré les critiques persistantes sur l’impact de ce modèle sur la biodiversité.

« Ici, presque tout part de la forêt, c’est un secteur économique indispensable en Suède ». Ces mots sonnent comme une évidence pour Viveka Beckeman, directrice générale de la Fédération des industries forestières suédoises. Ce lundi matin, elle s’exprimait dans le cadre d’un voyage de presse à Stockholm, en Suède, auquel La Tribune participait.

Les chiffres sont là : ici, près de 70 % du territoire est couvert de forêts (28 millions d’hectares), ce qui fait de la Suède le premier pays de l’UE en la matière. Contre 17,5 millions en France (quatrième). Cette ressource abondante, la Suède a décidé d’en faire un levier de croissance unique en Europe, appelé « bioéconomie ».

3 à 5 % du PIB suédois

D’après la Fédération des industries forestières suédoises, qui fait le lien entre les entreprises du secteur et le gouvernement, cette industrie contribue directement à 3 % à 5 % du PIB suédois.

L’industrie des arbres est aussi un employeur généreux. « Elle emploie environ 2 % de la population active », précise Viveka Beckeman, et ce, dans un pays d’environ 10,6 millions d’habitants. Sa fédération estime également que l’ensemble de la chaîne de valeur forestière contribue à hauteur d’environ 145 milliards de couronnes suédoises (13,4 milliards d’euros) par an à l’économie nationale.

A LIRE AUSSI

Cultiver sous les arbres, le pari de l’Amazonie

Cette puissance industrielle se retrouve dans les chiffres du commerce extérieur : les exportations de produits forestiers ont atteint environ 185 milliards de couronnes suédoises par an, soit près de 18 milliards d’euros. Cela représente près de 10 % de la balance commerciale du pays.

Newsletter

Climat & environnement

Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Illustration de la newsletter Climat & environnement

Une dynamique qui fait de la Suède l’un des principaux exportateurs mondiaux de pâte à papier, de carton et de sciages. Car près de 90 % de la production nationale de pâte à papier est exportée, tout comme une grande partie du bois des forêts suédoises transformé.

Critiques d’un modèle

Si cet « or vert » est un atout économique indéniable pour le royaume scandinave, cette industrie a aussi ses pourfendeurs. Parmi eux, des ONG et certains scientifiques qui déplorent les risques pour la biodiversité que fait peser la « culture » d’arbres spécifiques, comme les pins et les épicéas dans le cas suédois. À noter que la critique est valable pour la sylviculture pratiquée dans d’autres pays, comme la France ou l’Indonésie.

Autre problème observé par différentes études, notamment celles de l’Agence suédoise de protection de l’environnement : entre 2010 et 2022, la capacité de captation de carbone des forêts suédoises a constamment baissé. La courbe a commencé à légèrement s’inverser à partir de 2023. La faute à un taux de coupes jugé trop élevé par les experts, mais aussi à des arbres qui poussent moins vite, ou encore à une invasion de scolytes, ces insectes qui détruisent les arbres de l’intérieur.

Holmen, ce géant forestier

Le gouvernement suédois est conscient de l’enjeu et travaille avec les entreprises du secteur afin de tendre vers une gestion plus durable des forêts. À l’instar d’Holmen, l’un des principaux propriétaires forestiers de Suède, avec ses 1,3 million d’hectares.

Parmi les actions concrètes mises en place par l’entreprise : replantations systématiques d’arbres après les récoltes, sanctuarisation de 20 % de ses plantations pour favoriser la biodiversité, non-exploitation des forêts à haute valeur de conservation. Notamment les forêts anciennes, identifiées par les autorités suédoises.

A LIRE AUSSI

Climat : la « chaleur chronique », cette autre menace silencieuse qui pèse déjà sur l’économie

Malgré ses efforts, des ONG continuent de contester ce modèle, car il simplifie malgré tout les écosystèmes forestiers. Pour elles, il est nécessaire qu’il y ait une réduction plus importante des « coupes rases » pour les récoltes et une protection accrue des forêts naturelles suédoises les plus vieilles.

« Les forêts créées depuis les années 1990 intègrent davantage de biodiversité, tout en maintenant un niveau élevé de productivité », réaffirme à ce sujet la directrice générale de la Fédération des industries forestières suédoises.

« Raffinerie biologique »

Et Viveka Beckeman d’avancer : « Par ailleurs, en Suède, nous considérons que l’arbre permet de remplacer certains produits et usages captés par l’industrie fossile, ce qui constitue un bénéfice non négligeable pour la transition climatique. L’arbre n’est pas qu’un puits de carbone en réalité. »

Ainsi, le tronc principal sert à produire du bois de construction, tandis que les sous-produits alimentent l’industrie papetière. Les résidus de cette dernière sont ensuite valorisés énergétiquement pour produire du chauffage.

A LIRE AUSSI

Malgré des failles, les crédits carbone forestiers des entreprises produisent des résultats

De nouveaux débouchés sont permis par le monde de la recherche. C’est ce que fait le Wallenberg Wood Science Center, abrité par le Royal Institute of Technology de Stockholm. Ce centre universitaire est considéré comme l’un des meilleurs au monde sur les matériaux « biosourcés ».

Notamment la lignine, qui pourrait, à l’avenir, servir à produire du carburant d’aviation durable (SAF), remplacer le graphite dans les batteries de voitures électriques ou encore être utilisée à la place du plastique.

L’idée derrière tout cela est de ne plus considérer l’arbre uniquement comme une source de bois, de papier ou d’énergie, mais comme une véritable « raffinerie biologique ».

Mathieu Viviani (à Stockholm en Suède)

Sur le même sujet

La ministre de la Transition écologique Monique Barbut.

Énergie, bâtiment, agriculture, transports… La neutralité carbone en 2050 se prépare aujourd’hui

Le décret actant la nouvelle stratégie nationale de la France pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et ainsi lutter contre le changement climatique a été publié, ce samedi matin, au Journal officiel.

Climat
La présidente de la Commission européenne, le 13 juillet 2026, à Bruxelles.

Marché carbone : Bruxelles revoit son système d’échange de quotas en ménageant les industriels

La Commission européenne a dévoilé ce vendredi une réforme de son marché carbone afin de l’aligner sur son objectif climatique de 2040. Sans renoncer au principe du pollueur-payeur, Bruxelles aménage son système afin de répondre à certaines demandes des industriels. La Tribune vous en révèle les détails.

Premium
Climat
Le dispositif « France Crédits biodiversité » permet d’acheter des unités de compensation par anticipation pour financer la restauration écologique d’un site naturel.

Compensation écologique : les Crédits biodiversité cherchent encore leur marché

Les grands projets d’aménagement (immobiliers, éoliens, photovoltaïques, grandes infrastructures) créent de la dette écologique qui doit être compensée. Le dispositif des Crédits biodiversité leur donne la possibilité de le faire par anticipation. Deux opérateurs portent des projets de renaturation de sites : CDC Biodiversité et l’entreprise héraultaise Biotope.

Premium
Environnement
Le violent incendie qui a ravagé le centre des Pyrénées-Orientales début juillet 2026 laisse un paysage désolé.

Incendies : un enjeu crucial d’aménagement du territoire

Le feu de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales, vient relancer les innombrables débats sur les moyens engagés pour lutter contre les flammes. Mais les pompiers préviennent : il faut maintenant renforcer la lutte passive. Et cela passe par l’aménagement du territoire.

Premium
Climat
Un agriculteur français moissonne son blé dans son champ, à Ligne, près de Nantes, en France, le 30 juin 2026.

Blé, orge, maïs : la production céréalière française s’effondre, des aides publiques réclamées

La canicule de 2026 aggrave la crise céréalière en France. Après des années difficiles, les récoltes s’annoncent catastrophiques, menaçant les revenus des agriculteurs : blé (-4 %), orge (-6 %) et maïs (-30 %). Les agriculteurs, déjà fragilisés, font face à une situation inédite.

Premium
Agriculture et Agroalimentaire
L'incendie de Trévillach, démarré le 4 juillet 2026 dans les Pyrénées-Orientales, a touché 180 exploitations agricoles, dont 165 hectares de vergers fruitiers (photo).

Incendie de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales : 180 exploitations agricoles touchées

Les cendres fument encore parfois, mais il faut avancer pour dresser le bilan de l’incendie qui, démarré le 4 juillet, a parcouru près de 5 000 hectares et en a détruit 4 000 autour d’Ille-sur-Têt, dans les Pyrénées-Orientales. La chambre d’agriculture a présenté, le 15 juillet, un premier bilan provisoire des dégâts.

Premium
Climat
L'ancienne ministre de la Santé et présidente du think tank Évidences, Agnès Buzyn.

Agnès Buzyn : « Il faut arrêter de dénigrer nos agences sanitaires sous prétexte que leurs avis ne plaisent pas »

Alors que le projet de loi d'urgence agricole arrive devant la commission mixte paritaire, l'ancienne ministre de la Santé et présidente du think tank Évidences, Agnès Buzyn, livre à La Tribune son analyse de la place de la science dans la décision publique. Elle appelle à une transparence totale des arbitrages politiques et défend avec force la rigueur de nos agences sanitaires face aux instrumentalisations de tous bords.

Premium
Agriculture et Agroalimentaire
Les aliments de base, comme les céréales et les légumineuses, représentent 13% du coût d'une alimentation saine.

Le coût d'une alimentation saine bondit de 25% en cinq ans

Le coût quotidien d'une alimentation saine s'élève désormais à 4,28 dollars par personne. Selon de nouvelles données de la FAO publiées mercredi, cette hausse de 25% en cinq ans prive 2,69 milliards de personnes d'une nutrition adéquate. Cela représente près d'un tiers de la population mondiale.

Agriculture et Agroalimentaire