Neurosciences : l’Aquitaine armée pour s’installer en tête

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
A deux pas du Neurocentre Magendie, au cœur du domaine hospitalo-universitaire de Bordeaux, pousse un campus dédié aux neurosciences. Le futur bâtiment amiral de ce Bordeaux Neurocampus qui s'étendra, au total, sur 15.000 m2, est en cours de construction.
Dès l'été 2016, ce vaisseau amiral, qui mobilise un investissement de 45 M€ de la part du Conseil régional d'Aquitaine (qui investit au total 65 M€ dans le projet complet de Neurocampus), réunira deux bâtiment existants (Institut Magendie et Plateforme génomique fonctionnelle) et regroupera de fait une grande partie des équipes bordelaises de recherche tous azimuts (génétique, vaccins, greffes de neurones, chirurgie du cerveau, imagerie...) sur les neurosciences.
Dans leur collimateur : maladie d'Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaque, stress post-traumatique...
Livré à hauteur de 50 % du programme total, le chantier Bordeaux Neurocampus est né du projet Neuropôle, qui était porté initialement par l'Université Bordeaux 2, et est inscrit dans le Contrat de projets Etat Région 2007-2013.
Le bâtiment, qui a été visité ce matin par Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, et donc maître d'ouvrage, est placé sous la conduite du cabinet d'architecture parisien Vialet Architecture. Une fois livré, ce bâtiment de l'IINS (Institut interdisciplinaire des neurosciences), abritera 450 des 650 chercheurs aquitains travaillant sur les neurosciences.
Pour Daniel Choquet, son directeur, l'outil ainsi constitué va contribuer à renforcer l'interdisciplinarité de la recherche sur les maladies neurodégénératives et, de fait, en rendant plus facile les collaborations entre chercheurs et cliniciens en neurologie et neurochirurgie, explorer de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Bordeaux, qui fait déjà partie des premiers centres européens en matière de neurosciences et qui abrite déjà l'Ecole européenne des neurosciences, entend, avec le Neurocampus bientôt totalement achevé, prendre une place de choix parmi les leaders mondiaux de la lutte contre les maladies qui connaissent une augmentation forte de cas... mais aucun traitement à ce jour.
Pascal Rabiller
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