Sur le front des grands projets d'infrastructure, les partenariats public-privé, les fameux PPP, reviennent dans le jeu. Le président de la conférence nationale de financement lancée au printemps sur les infrastructures de transports, Dominique Bussereau, évoque ainsi le sujet à La Tribune. « Ceci n'engage que moi : ayant travaillé comme ministre sur la ligne Tours-Bordeaux et fait la quête pour recueillir le financement des collectivités locales d'Orléans à Bayonne, je peux assurer que, dans un temps où les financements de l'État sont malheureusement moins abondants qu'auparavant, un PPP serait le bienvenu. »
Le concours du secteur privé s'invite dans les discussions et plus particulièrement sur les futures lignes ferroviaires telle que la LGV entre Bordeaux et Toulouse. Long de 220 kilomètres et prévu pour une mise en service en 2032, le projet avance à grandes enjambées avec des travaux lancés à la sortie des deux métropoles, assortis de profondes études techniques et environnementales. Même les recours devant les tribunaux ne parviennent pas pour l'heure à arrêter la machine.
Il ne reste en apparence qu'une seule inconnue, peut-être la pire qui puisse être pour le porteur de projet SNCF Réseau : la question du financement. L'État doit apporter 40 % des 7 milliards d'euros estimés en 2021 pour la seule ligne nouvelle entre les deux métropoles. Mais au sommet de la France, il n'y a plus de plan de relance et le « quoi qu''il en coûte » a laissé la place au temps des économies budgétaires. Un contexte très peu favorable pour le financement des grands projets donc.