Le 1er et 2 juillet, Bordeaux et la Nouvelle-Aquitaine fêtent la LGV

Clémentine Cailleteau

Clémentine Cailleteau
L'arrivée tant attendue de la LGV Tours-Bordeaux ce week-end est l'aboutissement d'un projet de longue haleine. Au total, la métropole de Bordeaux aura contribué à hauteur de 125 millions d'euros au projet et la Région Nouvelle-Aquitaine aura investi 330 millions d'euros, dans ce qui représente aujourd'hui le plus grand chantier ferroviaire d'Europe avec un financement global de 7,8 milliards d'euros et près de 8.500 personnes mobilisées.
"La LGV est un accélérateur de croissance tout à fait remarquable", a rappelé Alain Juppé, maire (LR) de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole. A partir du 2 juillet, on pourra compter 33,5 allers-retours en moyenne par jour avec la capitale et un train toutes les 30 minutes aux heures de pointe. Avec 20 millions de voyageurs attendus par an et un bond de fréquentation de 2,5 millions de passagers en plus chaque année, la LGV est un pari d'avenir. "Certains disent que ce sera le train des élites, c'est faux, il y aura des tarifs spéciaux. Ce sera le train du quotidien et de la famille", affirme Alain Rousset, président (PS) du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. Pour accompagner l'arrivée de ces nouveaux usagers, la métropole compte aussi améliorer son offre en transport en commun et renforcer la desserte de la gare Saint-Jean. Le président de la région a rappelé la volonté de coopération du projet avec les territoires proches de Bordeaux :
Ainsi en partant d'Arcachon, le gain de temps pour rejoindre Paris sera de 1h17, de Bergerac 1h06 et d'Angoulême 35 minutes.
Quant aux réticences de certaines associations environnementales, l'élu a souligné son incompréhension :
Plus de 50.000 tonnes de CO2 seront ainsi économisées grâce au report quotidien de 550 passagers venus du transport aérien.
La LGV Sud Europe Atlantique (SEA) ne se résume pas à Tours-Bordeaux, elle doit également permettre au quart Sud-Ouest de la France, sous équipé en lignes ferroviaires, d'être relié au réseau LGV.
Les élus se heurtent en effet à de sérieuses difficultés procédurales et de financements pour la réalisation de ce grand projet structurant. La livraison du "Y Basque" ferroviaire est attendue pour 2020 et devrait mettre Bilbao à 1h40 de Bordeaux (quand la ligne SEA atteindra la frontière espagnole). Le soutien de l'Europe et de la France sera essentiel pour assurer la connexion au réseau de la péninsule ibérique. L'inauguration de la nouvelle ligne Bordeaux-Tours ce week-end sera l'occasion pour les deux élus de lancer un appel vibrant au président Emmanuel Macron afin que le nouveau gouvernement s'intéresse davantage à ces opérations de grande ampleur.
Dès samedi matin et tout au long de ces deux jours, un chapiteau ouvrira ses portes sur le quai Richelieu sur près de 5.500 m2. Cet immense chapiteau fera vivre la région à travers quatre pôles d'animation. Les visiteurs pourront ainsi assister à des démonstrations de VTT, de basket acrobatique ou de force basque ou encore participer à des ateliers culinaires autour de spécialités régionales.
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L'arrivée de la LGV sera aussi l'occasion de promouvoir les principaux sites touristiques de la région comme le Futuroscope, la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image d'Angoulême ou encore le Centre international de l'art pariétal de Lascaux. Côté musique, un grand concert inaugural gratuit aura lieu samedi soir au Parc des sports Saint-Michel, avec en tête d'affiche l'artiste iconique Wax Tailor mais aussi Popof, Gaspard Royant, Requin Chagrin, John & The Volta et L'Orangeade Sound System. Des compagnies de théâtre et de chant déambuleront également le long des wagons, pour le plus grand bonheur des premiers voyageurs de la LGV.
Programme complet des festivités à découvrir sur : fetonslagrandevitesse.fr
Clémentine Cailleteau
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