Smart City : comment éviter la fracture entre les métropoles et les territoires ?
Hélène Lerivrain

Smart city Bordeaux
Agence Appa
Hélène Lerivrain

Smart city Bordeaux
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Quelle est votre vision de la ville du futur ? Vaste question pour les différents intervenants de la table ronde "Métropole et territoires : ensemble pour gagner" organisée dans le cadre du Forum Smart City, organisé par La Tribune en partenariat avec Bordeaux Métropole et le Forum Live in @ living city. Mais dans le titre de la table ronde figure, déjà, un élément de réponse.
"Le territoire de la métropole n'est pas pertinent en tant que tel. La ville à l'horizon 2050 ne peut pas s'imaginer sans un hinterland décarbonné", complète Jacques Mangon, maire de Saint-Médard-en-Jalles et vice-président de Bordeaux Métropole.
Car, alors que les villes sont devenues vulnérables aux phénomènes climatiques extrêmes, la ville de demain, c'est aussi la ville durable.
Le concours Bas Carbone 2016-2017 a d'ailleurs une nouvelle fois été l'occasion de faire naître des projets d'architecture avec pour objectif de mettre en scène le quartier de demain, en l'occurrence la Jallère à Bordeaux, en prenant en compte les évolutions associées au changement climatique.
Mais où en sommes-nous aujourd'hui de la smart city englobant la métropole et ses territoires alentours ? Peut-on parler de fracture ? Luc Belot, ancien député du Maine-et-Loire et auteur du rapport intitulé "De la smart city au territoire d'intelligence(s)" remis au Premier ministre l'an passé, se veut nuancé :
Pour autant, le constat est sans appel. Aujourd'hui, peu de smart cities ont été pensées à une échelle plus large. "Le plus difficile ce n'est pas le juridique, ce sont les mentalités et les capacités à se projeter", lâche Luc Belot. La norme n'est effectivement pas un frein confirme Clotilde Cazamajour, avocate à la cour et fondatrice du cabinet Urbanlaw Avocats. "Les outils juridiques existent pour contribuer à l'émergence de la smart city qui est faisable sans moyens colossaux" explique celle qui travaille justement sur une infrastructure liant la mobilité à l'énergie solaire.
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On ne parle plus là de ville tech mais bien de ville inclusive. "On ne parlera peut-être d'ailleurs plus de smart city dans quelques années mais d'innovation urbaine, sociale et citoyenne", considère Luc Belot.
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En attendant, "l'expérimentation c'est bien, il faut maintenant passer à l'échelle, même si ce n'est pas simple" confie Luc Belot. En clair, "il faut sortir la smart city du bureau des directeurs de cabinet pour passer à la vraie gouvernance, c'est-à-dire les élus et les directeurs généraux des services. J'insiste, mais si on veut que ça rayonne, si on veut assurer la plus belle promesse de la smart city qui est celle de la transversalité, il faut passer ce projet à l'échelle globale. Cela servira le territoire."
Hélène Lerivrain
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