Pourquoi une filière nationale du diagnostic in vitro ?
Laurence Bottero avec Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero avec Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Qui ne sait pas aujourd'hui ce que signifie PCR ? Trois lettres passées dans le vocabulaire quotidien alors qu'il y a encore quelques mois, bien malin - hors personnel médical - qui aurait pu en donner la signification exacte.
L'exemple est sans doute réducteur mais il est avant tout significatif de ce que représente le diagnostic in vitro dans le champ de la santé publique. Et la structuration d'une filière, qui existe bel et bien sur le terrain mais qui n'est pas identifiée comme telle répond aux multiples enjeux d'innovation, d'accès au marché, de souveraineté... lequel sujet dans le sujet est aussi en partie lié à celui du financement des entreprises du secteur.
Au cœur de la machine, ce sont évidemment les entreprises qui sont le moteur. Des grands groupes aux startups, toute la typologie est représentée. L'un des objectifs de la filière désormais structurée officiellement c'est de jouer un rôle d'accélération, que ce soit en fédérant des rapprochements logiques entre petites et grandes entreprises, en faisant grandir les PME pour les amener autant que faire se peut au statut d'ETI, d'encourager ainsi le regard bienveillant des financeurs - qui ont bien perçu le caractère indispensable d'un secteur santé innovant et soutenu - et de construire tout un parcours de diagnostic simple et fluide pour le patient.
La filière du diagnostic in vitro c'est un marché qui génère 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires, dont 86 % sont réalisés à l'export, avec une part dédiée à la R&D et l'innovation qui est de l'ordre de 11% de ce chiffre d'affaires. C'est aussi 14 300 emplois directs.
Et donc une représentation forte des territoires. C'est ce que signifie l'implication des pôles de compétitivité Eurobiomed, Lyonbiopôle et Medicen. Des pôles dont le rôle est précisément d'accompagner les grands groupes, les ETI, les TPE, les startups dans cette stratégie de renforcement, de cohésion et de travailler encore plus ensemble.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Laurence Bottero avec Marie Lyan