Choisi par le CHU de Lille, Dreaminzzz continue de démocratiser l’hypnose
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Addiction au tabac ou au grignotage. Phobies. Sommeil. Longtemps perçue comme ésotérique, l'hypnose est de plus en plus plébiscitée pour gérer des problèmes du quotidien. D'autant que souvent, un faible de nombre de séances suffit à lever des freins présents depuis longtemps. Dans le milieu médical, de plus en plus de professionnels reconnaissent son efficacité pour atténuer le stress et la douleur. D'autant que les neurosciences ont levé la lumière sur ses modes d'action.
Malgré cela, « beaucoup hésitent à franchir la porte d'un hypnothérapeute parce que cela coûte de l'argent. Et puis certaines personnes craignent de laisser leur mental entre les mains de quelqu'un », observe Guillaume Gautier, cofondateur de l'entreprise qui exerçait comme praticien en hypnose ericksonienne, l'une des principales branches de ce domaine.
Alors pour rendre cette pratique plus accessible, il décide, avec Kevin Kastelnik, son associé ingénieur des arts et métiers, de concevoir un masque connecté permettant « de rendre les gens plus autonomes dans la prise en main de leurs problématiques courantes ». Le masque, qui stimule son utilisateur au moyen de vibrations et de lumières, « est synchronisé sur un récit hypnotique » adapté en fonction de la thématique à traiter : stress, sommeil, addiction au tabac ou au grignotage, phobies ... Environ 70 sessions sont ainsi disponibles à ce jour.
Lors de son lancement en 2015, l'entreprise s'adresse en premier lieu aux professionnels. Un marché qui lui permet de faire croître peu à peu ses capacités de production tout en ayant des retours directs sur le produit. Dreaminzzz travaille d'abord avec des urologues, puis, au gré du bouche à oreille, son réseau s'étend à des médecins d'autres spécialités, des dentistes, des acupuncteurs, des hypnothérapeutes, ou encore des spas et des hôtels.
Maëva Gardet-Pizzo