Comment Natural Solutions met la technologie au service de la biodiversité
Maëva Gardet-Pizzo
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Natural Solutions
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C'est une tragédie qui se joue à bas bruit. Oiseaux des campagnes, insectes, reptiles, mammifères, flore... Chaque année, de nouvelles espèces naturelles disparaissent dans ce que les scientifiques qualifient de « sixième crise d'extinction ». Une crise plus rapide que jamais -seulement quelques décennies quand celle qui a vu s'éteindre les dinosaures a duré près d'un million d'années- et dont la responsabilité revient toute entière à l'humain. Usage massif de pesticides, réchauffement climatique, surexploitation des ressources, destruction des habitats naturels ... Les causes s'entremêlent et nous menacent directement, tant notre existence sur terre est intimement liée à celle des autres espèces.
A titre d'exemple, l'Office français de la biodiversité assure que depuis les années 1970, 68 % des populations de vertébrés ont disparu. Qu'avons-nous fait pour empêcher cela ? Pas grand chose. Nous avons numérisé nos sociétés. Internet. Les téléphones portables. Les réseaux sociaux. Nous avons produit une mine infinie de données qui valent de l'or. Oui, mais pour quoi faire ?
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La numérisation a bien sûr permis certains progrès palpables dans plusieurs secteurs, parmi lesquels la santé. Mais au quotidien ? Les applications, les réseaux sociaux qui ont immiscé la publicité dans les moindres interstices de nos vies sont-ils un vrai progrès ? N'ont-ils pas érodé le lien social ? Ne nous ont-ils pas détournés de notre environnement ? Voilà le type de questions que se pose Olivier Rovellotti, informaticien. « Comme les papillons de nuit qui sont hypnotisés par la lumière, nous nous sommes laissés berner par les nouvelles technologies », compare-t-il. Le progrès promis par le numérique, il y a cru. Et il veut encore y croire. C'est ce qui le conduit à fonder Natural Solutions. Avec une ambition : celle de « mettre le meilleur de la technologie au service de la biodiversité ».
Maëva Gardet-Pizzo