Les robots dépollueurs flottants de Iadys à la conquête des industriels américains
Gaëlle Cloarec
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Iadys vise désormais le marché des industriels américains.
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Iadys vise désormais le marché des industriels américains.
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Imaginé par Iadys, Jellyfishbot est un robot flottant, compact, d'une vingtaine de kilos tout au plus. Depuis 2016, il écrème la surface de l'eau pour collecter déchets flottants et hydrocarbures. Dans les ports et marinas, d'abord. Dans les bassins industriels, de plus en plus. Au point de consacrer au développement de ce marché les 10 millions d'euros que l'entreprise de robotique a levé en novembre dernier auprès d'un pool d'investisseurs, dont les fonds Impact Océan Capital (GO Capital) et Innovacom. Il faut dire que sur le sujet de la dépollution, « la France et l'Europe en général ont un train d'avance par rapport au reste du monde, les Etats-Unis en particulier, relève Nicolas Carlési, dirigeant-fondateur de Iadys. Outre-Atlantique, l'émergence de technologies dédiées n'a pas été autant poussée qu'ici. De ce fait, les industriels, face à des amendes de plus en plus salées, vont là où la technologie est mature. »
C'est donc près d'Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, que sont conçus et fabriqués ces collecteurs de déchets, commercialisés dans plus de 25 pays. Le continent nord-américain y tient bonne place, représentant 55% de son chiffre d'affaires (non communiqué). L'ouverture, tout juste effective, d'une filiale à Houston vise à s'y renforcer sur deux segments en particulier : l'industrie de la plasturgie et de la pétrochimie, pour lesquelles Iadys a fait évoluer sa gamme au cours de l'année 2023. Plus robustes, plus intelligents, ses robots sont équipés de fonctionnalités nouvelles adaptées aux contraintes des bassins industriels afin de mieux détecter les obstacles sous-marins, par exemple, bien plus nombreux que dans les marinas, ou encore d'entièrement robotiser la collecte d'hydrocarbures, avec écrémeur et plateforme de stockage associés. L'idée désormais consiste à poursuivre les développements pour répondre à deux impératifs : une gestion automatisée de la décharge (des déchets) et de la recharge (de l'énergie) via le développement d'une « docking station » qui permettra de réduire les interventions humaines, et une supervision simultanée de plusieurs dizaines d'unités afin de déployer l'offre à plus grande échelle. « Nous travaillons également à instrumenter les robots dans le but de fournir aux industriels, en plus de dépolluer, un bulletin de santé de leurs bassins », précise le dirigeant. Ce programme de R&D est soutenu par une subvention de 3 millions d'euros, obtenu dans le cadre du programme France 2030 et de son appel à projet « Offre de robots et machines intelligentes d'excellence ».
Gaëlle Cloarec