Century 21 craint un nouveau blocage du marché immobilier

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logements anciensLe marché de l'immobilier ancien est loin d'avoir réellement repris des couleurs. Le réseau Century 21, qui déclare s'appuyer sur 905 agences immobilières et indique avoir réalisé et analysé 20.500 transactions au premier semestre, constate un regain en volume de 23 % au premier semestre par rapport au second semestre 2008. Mais ce dernier avait été catastrophique, les Français étant tétanisés par la crise. Si l'on prend comme point de comparaison le premier semestre 2008, les acquisitions enregistrées par Century 21 s'affichent toujours en recul de 11 % au plan national.une correction brutaleDans certaines villes, qui ont réagi avec retard par rapport au reste de l'Hexagone, la correction a été brutale. Century 21 a constaté à Marseille, au premier semestre 2009 par rapport au premier semestre 2008, un plongeon de 25 % des transactions et une baisse des prix de 11,6 % à 2.572 euros/m2 en moyenne. À l'inverse, à Lyon, l'enseigne indique avoir enregistré une reprise de 4 % des volumes, les prix ayant dévissé dès le second semestre 2008 pour revenir à 2.307 euros/m2 en moyenne à fin juin. À Paris, le réseau estime à 18 % la chute en volume au premier semestre et à 8,34 % le recul des prix sur douze mois à 6.157 euros/m2 en moyenne.Si les « primo-accédants » et les ouvriers et employés sont revenus à l'achat avec la baisse des taux d'intérêt, « le marché a été principalement alimenté par les ventes forcées liées aux décès, mutations et divorces », reconnaît le PDG de Century 21 Laurent Vimont. Conscient de la fragilité de la situation, il craint que le marché ne se grippe à nouveau à l'automne si le loyer de l'argent remontait ou si les prix repartaient à la hausse en raison de la baisse des stocks de biens à vendre (passés dans son réseau de 73.000 à la fin décembre à 62.000 à la fin juin).« Century 21 a raison de s'inquiéter car le marché de l'ancien, dont l'activité aura baissé d'un tiers en deux ans, a été essentiellement soutenu par l'amélioration des conditions de crédit ? les taux des prêts immobiliers étant revenus en moyenne, hors assurance, à 4,14 % en juin, contre plus de 5 % en octobre, et ayant ainsi atteint un plancher », relève Michel Mouillart, professeur à Paris X-Nanterre. Ce dernier estime toutefois peu probable une remontée en 2009 des taux de la Banque centrale européenne (BCE) et donc du coût des emprunts immobiliers mais n'escompte pas de stabilisation ou de redémarrage du marché avant au mieux 2010. Il n'exclut pas, en outre, un scénario en « W » avec un nouvel à-coup à la baisse. S. Sa.« le marché a été principalement alimenté par les ventes forcées. »

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