Fauchon élargit ses gammes
La Tribune
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Jusqu'ici, Fauchon a toujours été associé à la place de la Madeleine. Demain, peut-être moins. À l'étroit dans son berceau noir et rose de la célèbre place parisienne, l'épicier, qui clôt l'année 2008 sur un chiffre d'affaires de 41 millions d'euros et subit les effets de la crise depuis le début 2009, se cherche des relais de croissance tous azimuts. « Nous voulons étendre la visibilité de notre marque au-delà de notre enseigne, à la fois en France et dans le monde », résume la directrice générale, Isabelle Capron.Fauchon s'est ainsi lancé depuis quelques mois sur le juteux marché de la réception. En septembre 2008, il a fait l'acquisition de la société Lubré Traiteur et de son laboratoire culinaire de Courbevoie. « Dans un premier temps, nous répondons à la conjoncture actuelle en conservant les deux marques afin d'adapter nos prestations à tous les budgets », explique Isabelle Capron. Première vitrine de la marque, cette activité traiteur doit rapidement passer de 6 à 9 millions d'euros de chiffre d'affaires et couvrir de grands événements comme la vente du siècle de Pierre Bergé chez Christie's.phase de référencementMais Fauchon veut aussi renforcer sa présence dans tous les réseaux de distribution possibles. En parallèle de sa politique d'ouverture de boutiques en franchise à Dubaï, Casablanca ou Genève, la marque installe des corners dans les grands magasins prestigieux du monde entier et démarche même les petits détaillants grâce à des meubles préremplis de confiseries, thés, confitures ou produits du terroir français. Pour entrer en supermarché, elle vient aussi de conclure un accord de licence avec le fabricant de surgelés haut de gamme Broncolac et proposera à partir d'octobre 2009 des pains surprises, tartes et entremets signés Fauchon dans les Monoprix, Carrefour et consorts. « Nous sommes en pleine phase de référencement », commente la porte-parole de Fauchon. Plus ambitieux encore, l'épicier haut de gamme, qui vendait déjà des vins à marque Fauchon, a investi depuis un an dans des caves un peu partout en France, afin de maîtriser l'ensemble de la chaîne de production et de proposer une gamme complète de vins et spiritueux à sa propre marque chez les cavistes, dans les cafés-hôtels-restaurants et auprès des compagnies aériennes. « Nous voulons faire de Fauchon une grande marque de vins sur le modèle de Torres en Espagne ou de Mondavi aux États-Unis », déclare le directeur des vins et spiritueux, Frédéric Brochet. L'objectif étant de faire passer les ventes de 1,5 à 10 millions d'euros dans les cinq ans. Mais avec un prix moyen de 15 euros la bouteille, le succès pourrait être retardé par la crise.
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