Regional Airlines cherche des relais de croissance
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érienLa baisse d'activité n'épargne pas Regional Airlines, filiale d'Air France dédiée aux courts courriers et vols domestiques, qui a subi une chute de 20 % du trafic l'hiver dernier. Basé à Nantes où il emploie 200 salariés, Regional annonce un chiffre d'affaires de 582,8 millions d'euros, pour son exercice clos au 31 mars 2009, contre 570 millions voilà un an. Mais le résultat net vire au rouge, après un bénéfice de 20 millions un an plus tôt. « Les cadres d'entreprises devant réduire le coût de leur voyage (pas de classe affaires, billets avec contraintes), nous réalisons le même volume de trafic mais avec des recettes dégradées », explique Jean-Yves Grosse, PDG de Regional.contraction de son offrePour redresser la barre, la compagnie a engagé dès le début de l'année une « contraction globale de son offre ». Certaines lignes ont été stoppées (Bordeaux-Porto, Toulouse-Genève?), une dizaine d'autres ont vu leur fréquence réduite et d'autres sont régulées en fonction du trafic.Mais la compagnie poursuit le renouvellement de sa flotte engagé en 2006 et compte remplacer, d'ici à fin 2010, le tiers de ses 60 avions. Peu à peu, 20 appareils Embraer 190 (100 sièges) et 170 (76 sièges) remplaceront d'anciens Fokker 100 (100 sièges) et 70 (80 sièges). « Notre objectif est de réduire d'ici deux à trois ans de 37 unités à une trentaine notre flotte d'avions de 50 et 37 sièges pour basculer vers des appareils de 70 et 100 sièges », détaille le dirigeant.Regional a trouvé auprès de la BNDES, la banque de soutien à l'exportation brésilienne, les solutions de financement de ses appareils (25 millions de dollars l'unité) sous forme de crédit hypothécaire. « Regional est devenu, avec KLM Cityhopper avec lequel nous avons réalisé une commande groupée, le premier client européen d'Embraer », note le PDG.Ce leadership entraîne l'expertise de la compagnie en matière de maintenance des appareils brésiliens circulant en Europe. Appelée à devenir un relais de croissance, la maintenance emploie 500 des 1.900 salariés de Regional entre Clermont-Ferrand (400 salariés), Lille, Nantes et Lyon. Regional, qui travaille déjà pour Alitalia Express et Babou, mise sur le Salon du Bourget pour vendre ce savoir-faire. Fabienne Proux, à Nante
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