Washington Mutual se sépare d'un salarié sur cinq
La Tribune
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La restructuration de Washington Mutual (WaMu) s'accélère. La caisse d'épargne américaine, rachetée en catastrophe par JP Morgan en septembre dernier, va tailler massivement dans ses effectifs. JP Morgan a décidé de supprimer 9.200 emplois chez WaMu, soit 21 % de ses effectifs totaux qui s'élèvent à 43.000 aux États-Unis. Un peu moins d'un tiers de ces coupes, 3.400 exactement, seront réalisées à Seattle, au siège de Washington Mutual. Son actionnaire JP Morgan a déjà entamé la suppression de 4.000 emplois, et procédera aux 5.200 autres dans le courant de l'année 2009.synergies de coûtsCes réductions massives d'effectifs interviennent deux mois après le rachat in extremis de WaMu par JP Morgan alors que la caisse d'épargne américaine risquait de tomber en faillite. Disposant déjà d'un vaste réseau de banque de détail aux États-Unis, grâce à Chase Manhattan et Bank One, JP Morgan espère dégager des synergies de coûts de l'intégration de WaMu. Dans le même temps, la crise financière et économique oblige les banques à revoir leurs perspectives de revenus et, par conséquent, à adapter leur structure de coûts. JP Morgan a déjà annoncé la suppression de 10 % de ses effectifs dans ses activités de banque d'investissement qui compte 30.000 postes. La banque dirigée par Jamie Dimon procède ainsi à sa troisième vague de réductions d'effectifs. La première avait été annoncée en avril dernier, un mois après que JP Morgan eut racheté Bear Stearns en position de faillite. La désormais première banque américaine avait laissé entendre que la moitié des 13.500 salariés de Bear Stearns ne seraient pas repris lors de son intégration par JP Morgan. La suppression de 1 salarié sur 5 chez Washington Mutual illustre les violentes réductions d'effectifs dans le secteur financier depuis cet automne. En trois mois, environ 100.000 suppressions d'emplois ont été annoncées dans les banques en Europe et aux États-Unis. Outre-Atlantique, la banque Citigroup a lancé une gigantesque vague de licenciements en annonçant la suppression de 52.000 postes il y a deux semaines. Cela représente environ 1 salarié sur 6 par rapport à un total de 350.000 emplois à travers le monde. Lundi, la chaîne de télévision CNBC affirmait que Bank of America pourrait supprimer 10.000 postes chez Merrill Lynch qu'elle a rachetée in extremis au même moment où Lehman Brothers faisait faillite. Goldman Sachs et Morgan Stanley prévoient également de réduire leurs effectifs de 10 %. M. Pe.
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