Une régulation en demi-teinte
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Gordon Brown a eu une demi-heure hier pour tenter de convaincre Barack Obama. Premier dirigeant européen à être reçu à la Maison-Blanche, le chef du gouvernement britannique a tenté d'obtenir le soutien du nouveau président américain pour la réunion du G20 du 2 avril à Londres. Gordon Brown a estimé qu'« un new deal mondial impliquant tous les pays de la planète dans l'entreprise consistant à remettre en ordre et à nettoyer le système bancaire est possible dans les tout prochains mois ». Mais pour y parvenir, il a impérativement besoin du soutien de Barack Obama. Or ce dernier, accaparé par la politique interne, n'a pour l'instant donné que de vagues indications de ses ambitions pour le G20.Parmi les différents sujets que devaient aborder les deux dirigeants, la régulation financière internationale, notamment la façon d'y inclure tous les produits, mais aussi toutes les juridictions, y compris les paradis fiscaux, figurait en bonne place. Mais si Gordon Brown cite « le besoin de combler les vides laissés par la régulation, afin que les systèmes bancaires parallèles n'aient nulle part où se cacher », ce n'est pas sa priorité. Les critiques l'accusent même d'hypocrisie, Londres ayant longtemps défendu une régulation « light touch », et les dépendances de la Couronne que sont Guernesey et Jersey n'ayant jamais été vraiment contrôlées.Éric Albert, à Londre
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