Les PME au centre de l'action élyséenne

elon l'Institut Thomas More, l'action élyséenne en faveur des entreprises est positive (une note de 13,5). Les cibles prioritaires de Nicolas Sarkozy ? Les PME, les PME et toujours les PME, devenues l'alpha et l'oméga de la politique économique gouvernementale. Initialement, l'objectif était de faire passer le potentiel de croissance de 2 % à 3 %, puis, crise économique oblige, d'accélérer la reprise.Pour leur permettre de grandir ? Nicolas Sarkozy souhaite doubler le nombre d'entreprises de plus de 500 salariés d'ici à la fin de son mandat ?, d'exporter, d'embaucher et d'innover, tous les moyens sont bons : parmi les nombreuses mesures lancées par l'exécutif, on peut notamment citer la simplification réglementaire et administrative, la réduction des délais de paiement, le doublement et la simplification du crédit impôt recherche, le lancement du dispositif ISF-PME, la suppression de l'imposition forfaitaire annuelle (IFA).grand chantierCe n'est pas tout. Ultralibéral, le régime social et fiscal de l'auto-entrepreneur, en vigueur le 1er janvier, est censé favoriser l'entrepreneuriat tricolore en pleine effervescence depuis 2002. Une tendance que le renforcement de la protection du patrimoine des chefs d'entreprises individuelles favorise.Reste le chantier de taille, une véritable remise à plat de la fiscalité des entreprises, toujours jugée pénalisante pour les industriels. Actuellement en phase d'élaboration, la réforme de la taxe professionnelle pourrait permettre d'amorcer un processus qui se concrétiserait par le fameux grand soir fiscal que les patrons appellent de leurs v?ux. Un grand soir qui remettrait de l'ordre dans le grand bazar que représente la fiscalité française d'entreprises constituée d'une accumulation immémoriale d'impôts et de taxes trop rarement remis en cause. Le Medef en a recensé plus de soixante, pesant à la fois sur le travail et sur le capital.« Face à la crise, le gouvernement a compris que les entreprises sont les seuls créateurs de croissance et d'emplois : près de 60 % des mesures sont déjà mises en ?uvre. En contrepartie, la demande (légitime) de transparence et de moralisation des pratiques s'accroît, mais lentement », commentent les experts de Thomas More. Une demande à laquelle il convient de répondre rapidement. Alors que les annonces de fermetures d'entreprises se multiplient, que le chômage progresse rapidement, l'opinion publique digère de plus en mal l'attribution de parachutes dorés et les niveaux de revenus de certains dirigeants qui n'ont pas su faire progresser leur entreprise. Fabien Piliu

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