Les Français peu surpris par le président

Deux ans après l'élection de Nicolas Sarkozy, un quart des Français s'avouent « surpris en mal » par le chef de l'État dans le domaine économique, selon le baromètre BVA pour BFM, « La Tribune » et Avanquest. Ils se recrutent bien sûr davantage à gauche (32 %) qu'à droite (18 %). Une majorité des 1.012 personnes interrogées les 28 et 29 avril (57 %) dit ne pas avoir été surprise par Nicolas Sarkozy. Elles sont là aussi plus nombreuses à gauche (60 %) qu'à droite (52 %). Et 14 % des sondés disent avoir été surpris en bien (29 % à droite et 7 % à gauche). Pour Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion, « il faut bien sûr faire le lien avec la popularit頻 du chef de l'État, qui se situe aujourd'hui autour de 40 % d'opinions favorables. « Plus les attentes ont été fortes, plus l'espoir a été grand, plus le risque de déception est grand », souligne le sondeur, qui rappelle que, au vu des enquêtes menées ces dernières semaines, la politique économique de Nicolas Sarkozy, qui avait suscité l'enthousiasme dans la foulée de son élection en mai 2007, est jugée aujourd'hui inefficace et « pas très juste ».Dans ce contexte, les Français apparaissent attentistes. L'institut BVA a enregistré une très forte décrue de la défiance ? 54 % des sondés, contre 63 % il y a un mois, se disent moins confiants sur l'avenir de la situation économique ? sans que cela se traduise par une progression de la confiance ? 15 % des sondés, contre 26 % le mois précédent, se disent plus confiants sur les perspectives économiques. « C'est un répit, les gens voient une forme de bout du tunnel, mais cela peut rebasculer de l'autre côté, notamment en raison de l'aggravation du chômage », souligne Gaël Sliman.Cette inquiétude se retrouve d'ailleurs dans la crainte ? exprimée par 48 % des sondés ? de voir leur propre entreprise supprimer des emplois dans les mois qui viennent, un chiffre qui n'évolue guère par rapport à février (44 %) et décembre 2008 (48 %). Les personnes interrogées sont 50 % (contre 54 % en février et 49 % en décembre) à penser qu'il n'y aura pas de suppression d'emplois dans leur entreprise. L'inquiétude s'accroît chez celles (CSP +) qui sont au plus près des centres de décision, note Gaël Sliman. H. F.

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